HARDY Charles, Achille

Par Jean-Jacques Doré

Né le 16 avril 1884 au Havre (Seine-Inférieure, Seine-Maritime), mort le 21 mars 1947 à Rueil-Malmaison (Seine-et-Oise, Yvelines) ; chaudronnier sur cuivre aux ateliers de Sotteville-lès-Rouen (Seine-Inférieure, Seine-Maritime) des chemins de fer de l’État ; syndicaliste CGT ; militant socialiste puis communiste de Seine-Inférieure.

Fils d’un journalier et aîné de sept enfants Charles Hardy était entré aux ateliers des Batignolles des chemins de fer de l’État le 22 juin 1910 après son service militaire dans l’artillerie. Il se maria le 18 octobre dans le XIIe arr. avec Françoise Massié et s’installèrent 118 rue de Saussure dans le XVIIe arr.

Catalogué très tôt comme anarchiste puis pendant la guerre comme pacifiste, il fut affecté en janvier 1917 aux ateliers de Sotteville-lès-Rouen et fit partie de ce noyau de militants qui après la conférence secrète de Pierre Brizon venu exposer le 31 juillet 1917 les résultats de la conférence de Kienthal, se firent les porte-parole de l’opposition à la guerre. Arrêté la même année pour "propagande pacifiste dans les ateliers des chemins de fer et sur le front par sa correspondance", il fut condamné à huit mois de prison.

Peu après sa libération , il fut élu secrétaire adjoint du syndicat CGT des Cheminots de Sotteville, lorsque les minoritaires prirent le contrôle de l’organisation le 22 février 1918. Maurice Gautier était secrétaire, Gustave Blard trésorier et Lidet trésorier adjoint. Il fut à nouveau arrêté et condamné à 200 frs. d’amende par le conseil de guerre de la 3ème région militaire pour propagande pacifiste.

Réélu secrétaire adjoint de Maurice Gautier le 28 février 1919 puis début 1920, le syndicat comptait alors 3 300 adhérents.

Gréviste en mai 1920, il fut l’un des premiers révoqués le 9. Militant socialiste, il se prononça pour l’adhésion à la IIIe Internationale avant le congrès de Tours et quitta l’agglomération rouennaise au mois d’août 1920.

Réintégré aux ateliers des Batignolles en 1927, Charles Hardy habitait alors 77 rue Picpus Paris (XIVe arr.). Il mourut à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) le 22 mars 1947.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article4805, notice HARDY Charles, Achille par Jean-Jacques Doré, version mise en ligne le 6 août 2020, dernière modification le 14 décembre 2020.

Par Jean-Jacques Doré

SOURCES : Arch. Dép. Seine-Maritime série R Autorisations militaires des réunions syndicales, 1 MP 269 Suspects, 4 MP 2521 Fonctionnaires 1911-1936, 1 MP 495 Grèves de mai 1920, 4 MP 2873 Réunions et conférences 1916-1919, État civil, Registre matricule militaire.

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