HERNOT Albert, Marie

Par Claude Pennetier

Né le 20 novembre 1891 à Landerneau (Finistère), mort en déportation le 28 mars 1945 à Dachau (Allemagne) ; cheminot ; militant communiste et syndicaliste ; conseiller municipal d’Athis-Mons (Seine-et-Oise, Essonne).

Fils d’un ouvrier peintre, Albert Hernot rompit avec sa famille. Mobilisé pendant la Première Guerre mondiale, il se maria le 9 novembre 1918 à Landerneau. Il fut candidat aux élections législatives de 1924 sur une liste Bloc ouvrier et paysan du Finistère. Il fut successivement domicilié à Angers (Maine-et-Loire), 20, Place Grégoire-Bordillon (la chronologie de son séjour dans le Maine-et-Loire est incertaine), puis à Athis-Mons (Seine-et-Oise), 25, route de Fontainebleau.

Albert Hernot, ouvrier charron à l’entretien de la gare de Juvisy PO (Seine-et-Oise) fonda en 1927 la cellule de la gare, dont il fut secrétaire jusqu’en 1929 au moins. La cellule publiait le mensuel Le Rail électrique. Selon le Commissaire spécial, qui a saisi le parquet de Corbeil suite à la publication du journal Le Rail électrique, une information judiciaire avait été ouverte contre X, avec perquisition au domicile de Albert Hernot.

Une élection partielle, en juin 1936, lui permit d’entrer au conseil municipal d’Athis-Mons, dont le maire était Léopold Besson* après l’échec de Marius Paquereaux, ancien communiste et ancien pupiste, rallié à Jacques Doriot. Un autre cheminot, Lucien Midol, joua un rôle actif dans cette ville dont il fut maire à la Libération.

Il fut inscrit sur le carnet B de Seine-et-Oise, le 16 juillet 1937, en relais de son inscription antérieure dans le Maine-et-Loire.

Interné administratif en avril 1940, son dossier à Caen dit qu’il fut arrêté le 7 ou 9 février 1940, il fut condamné le 30 mai 1940 par la cour d’appel de Lyon à deux ans de prison pour activités communistes.
Il séjournait à l’ïle d’Yeu en mai-août 1940, puis à Saint-Paul-d’Ejeaux jusqu’en janvier 1942, puis dans un sanatorium, au camp d’internement médicalisé de La Guiche (Saône-et Loire) où il était encore en janvier 1943.

Transféré le 26 juillet 1943 à Lyon pour être traduit devant la section spéciale de la cour d’appel, il fut condamné le même jour à deux ans de prison et envoyé à la centrale d’Eysses le 15 octobre 1943 (matricule 2374) où il participa à la révolte de la centrale le 19 février 1944 et fut homologué FFI au titre de sa participation au Bataillon d’Eysses.

Père de deux fils, Gilbert né en 1919 et Joseph, né en 1922 (l’un et l’autre à Landerneau), il fut déporté le 18 juin 1944 (matricule 73.560) et mourut à Dachau (Allemagne) le 28 mars 1945. Il fut déclaré « Mort pour la France ».

Son épouse, née Marguerite Cam, mourut en janvier 1970 à Arpajon.
Son fils Gilbert Hernot (1919-1996), ouvrier, fut un militant du Parti communiste puis de la Ligue communiste dans l’Eure.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article4913, notice HERNOT Albert, Marie par Claude Pennetier, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 2 avril 2018.

Par Claude Pennetier

SOURCES : Arch. Nat., F7/13118, année 1929. — Arch. Dép. Finistère, série M (élections) et Seine-et-Oise, 4 M 30 et 31. — BAVCC, Caen.— État civil de Landerneau. — Renseignements communiqués par son petit-fils, Michel Hernot, août 2006.— Note de Jean-Pierre Besse.

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