GEORGEL Albert, René, Marius

Par Jacques Girault

Né le 8 novembre 1898 à Troyes (Aube), mort le 17 septembre 1980 à Bainville-sur-Madon (Meurthe-et-Moselle) ; professeur ; militant syndicaliste du SNEPS, du SNCM de Meurthe-et-Moselle.

Fils d’un employé de commerce, Albert Georgel, après avoir obtenu le brevet supérieur en 1916, entra à l’École normale d’instituteurs de Lyon en 1916 pour préparer l’École normale supérieure de Saint-Cloud. Après deux échecs, il obtint une licence à la Faculté des Lettres de Rennes en 1925, option histoire (certificats de géographie physique en 1923, géographie en 1924, de sociologie et morale en 1924, d’histoire moderne et contemporaine en 1925). Après avoir travaillé comme surveillant d’internat au lycée Lakanal à Sceaux (1918-1919), d’externat au collège Chaptal à Paris en 1919-1920, il exerça comme instituteur délégué pour l’enseignement des lettres à l’école primaire supérieure de Lamballe (Ille-et-Vilaine) de 1920 à 1925, puis comme professeur délégué en 1925-1926. Il fut nommé à l’École normale d’instituteurs de Mirecourt (Vosges) de 1926 à 1929.

Albert Georgel se maria en août 1927 à Mirecourt. Le couple eut un enfant.

Albert Georgel militait dans le Syndicat des professeurs d’écoles normales. Il fut défendu par le syndicat lors d’une campagne de presse conduite par un industriel de la ville, visant ses activités « extra-universitaires ». Sa femme venait en effet d’acquérir une petite entreprise de broderie et il avait des activités syndicales. L’inspecteur d’académie lui donna un avertissement et il demanda sa mutation en dépit de l’intervention du syndicat des écoles normales. Il obtint un poste à l’EPS de Nancy (Meurthe-et-Moselle) en 1929. Au printemps 1940, il fut évacué. Il enseigna quelques mois à Troyes et exerça les fonctions d’inspecteur primaire (il avait été admissible au concours en 1930).

Albert Georgel fut frappé par la loi du 11 août 1941 concernant les dignitaires de la franc-maçonnerie et déclaré démissionnaire d’office en novembre 1941. Réintégré en septembre 1943, il demanda à ne pas rester à Troyes puisqu’il avait conservé son appartement à Nancy. Le ministère refusa et il s’en suivit un échange de correspondances. Il fut définitivement réintégré en octobre 1944.

Albert Georgel participa à la reconstitution de la direction du Syndicat national des collèges modernes qui par la suite s’intégra dans le Syndicat national de l’enseignement secondaire. Le comité consultatif ne lui accorda pas une promotion rétrospective en février 1946 malgré de nombreuses interventions. Il reprit un poste au collège moderne de Nancy et y demeura jusqu’à sa retraite en 1959.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article49484, notice GEORGEL Albert, René, Marius par Jacques Girault, version mise en ligne le 16 mars 2009, dernière modification le 10 février 2019.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Nat., F17/ 27103.— Bulletins du SNEPS et du SNCM.

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