GALLET Frédéric, Jean, Henri

Par Claude Geslin, Jacques Girault

Né le 5 juin 1913 à Saint-Nazaire (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique), mort le 14 juillet 1987 à Saint-Nazaire ; instituteur ; militant syndicaliste SNI, militant communiste de Loire-Inférieure ; conseiller municipal de Saint-Nazaire.

Fils d’un ferblantier devenu ouvrier puis chef d’équipe à l’usine à gaz qui mourut lors des bombardements de mars 1943, Frédéric Gallet entra à l’École normale d’instituteurs de Savenay (Loire-Inférieure). Il fut instituteur à Saint-Malo de Guersac (1932-1934), à Saint-Joachim (1935-1937) et à Trignac (1937-1939) où il pratiqua l’aéromodélisme avec sa classe.

À sa sortie de l’école normale en 1932, Frédéric Gallet adhéra au Syndicat national et au Groupe de jeunes, puis après 1935 au Syndicat national des instituteurs (SNI). Dans son premier poste, il fut secrétaire du comité de défense laïque qui faisait fonctionner une cantine et qui assurait la gratuité des fournitures scolaires. Pendant son service militaire, il se rendit en tenue au meeting du Rassemblement populaire, le14 juillet 1935 au stade Buffalo à Paris, et fut sanctionné de soixante jours de prison.

En 1933, à Saint-Joachim, commune briéronne proche de Saint-Nazaire, Frédéric Gallet devint militant actif des Jeunesses communistes et adhéra peu de temps après au Parti communiste. Il fut secrétaire du bureau du Comité local du Front Populaire en 1938. Responsable départemental de l’Union de la Jeunesse agricole de France, il fut secrétaire du bureau du comité local du Front Populaire en 1938. Il y représentait les Jeunesses communistes dont il était le responsable. De 1936 à 1939, il assura également le secrétariat du Comité d’aide à l’Espagne républicaine. Il fut gréviste le 30 novembre 1938.

Frédéric Gallet se maria en novembre 1937 à Saint-Nazaire avec Marthe Robert, fille d’un douanier, institutrice et militante communiste. Elle n’obtint un poste double qu’à partir de 1939 à Trignac. Arrêtée pendant la guerre, internée, elle s’évada et participa à la Résistante communiste. Le couple une fille en 1938 (voir André Hauyé*).

Depuis peu secrétaire de la section communiste nazairienne, Gallet, mobilisé en septembre 1939, fut fait prisonnier en juin 1940 aux environs de Montmédy. Il échoua dans plusieurs tentatives d’évasion, ce qui lui valut d’être envoyé au camp de représailles de Rawa-Ruska en Pologne.

Rapatrié à la fin du mois de mai 1945, Gallet, dit « Frédo », en poste à Saint-Nazaire à l’école du Plessis, reprit le secrétariat de la section communiste tout en étant membre du comité fédéral du parti. Il fut candidat lors des élections législatives du 17 juin 1951 sur la liste d’ « Union républicaine résistante et antifascistes, pour la Paix, contre la misère et la guerre. »

Gallet fut élu conseiller municipal en octobre 1947 avec six autres communistes. Membre de la commission de l’enseignement et de la commission d’attribution des bourses, réélu en mai 1953, il fut confirmé dans ces commissions et délégué au conseil d’administration du musée, au comité de gestion du parc municipal des sports, suppléant au conseil de discipline des employés et des ouvriers municipaux. Porte-parole du groupe communiste, il avait proposé, lors de la première séance en mai 1953, aux socialistes l’unité, mais le maire François Blancho* fut réélu avec les voix des quatre élus du Rassemblement du Peuple français. En juin 1954, lors des élections générales consécutives à la dissolution du conseil municipal après la démission du maire, réélu, il retrouva ces fonctions qu’il conserva jusqu’à la fin du mandat en 1959. Il était toujours membre du PCF à son décès.

Frédéric Gallet milita également au SNI dont il fut membre du secrétariat de la section locale pendant plusieurs années, tout en étant administrateur de la Fédération départementale des Amicales, animateur du Mouvement de la paix et du Secours populaire.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article49671, notice GALLET Frédéric, Jean, Henri par Claude Geslin, Jacques Girault, version mise en ligne le 31 mars 2009, dernière modification le 29 juillet 2021.

Par Claude Geslin, Jacques Girault

SOURCES : Arch. Dép. Loire-Atlantique, série M. — Arch. mun. Saint-Nazaire (S. Possompes). — Le Travailleur de l’Ouest, 1938. — Clarté, 1946-1947. — Ouest-Matin, 30 mai 1951, 29 octobre 1951, décembre 1953, 17 juin 1954. — Notice DBMOF par Cl. Geslin. — Renseignements fournis par l’intéressé à J Girault en 1977 et par sa veuve à Cl. Geslin.

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