GAILLARD Robert, Lucien

Par Michel Dreyfus

Né le 7 janvier 1927 à Marseille (Bouches-du-Rhône), mort le 23 avril 2020 ; ingénieur à l’EDF ; syndicaliste CGT, secrétaire général adjoint du Groupement national des cadres (1967-1970), président de la CCAS (1972-1980) puis de l’IFOREP (1980-1986) ; administrateur du Gaz de France (1979-1984) ; militant communiste, conseiller municipal de Nanterre.

Cliché fourni par Robert Gaillard

Le grand-père paternel de Robert Gaillard, Auguste Gaillard, était cheminot PLM, syndicaliste CGT et militant communiste, révoqué lors de la grève de 1920. Son fils d’Eugène, Charles, Auguste Gaillard devint instituteur. Militant laïc et franc-maçon, il adhéra à la SFIO puis au Parti socialiste unitaire dont il fut le candidat lors d’élections cantonales. La grand-mère maternelle de Robert Gaillard était institutrice et son grand-père était monteur aux PTT. Sa mère, Raymonde, Pauline Darbon, était également institutrice.

Robert Gaillard, aîné de deux enfants, fit ses études primaires et secondaires à Marseille et obtint le baccalauréat de mathématiques au lycée Saint-Charles. Durant sa jeunesse, il prit part aux activités des Éclaireurs de France. Après avoir étudié en classe préparatoire au lycée Thiers de Marseille, il fut élève de l’École nationale supérieure d’électricité et de mécanique de Nancy, d’octobre 1948 à juillet 1951, et obtint le diplôme d’ingénieur, option électronique. Le 20 octobre 1952, il entra à EDF à Marseille et à partir de juillet 1954, il assura les fonctions de chef du département « Compteurs-Gaz » et du service « Autos ». Le 1er novembre 1956, il fut affecté à la cinquième Région commerciale de Gaz de France, un an plus tard au Service des relations commerciales de Marseille-Ville puis le 1er janvier 1959, il travailla dans un bureau d’études, toujours à Marseille.

Dès 1947, Robert Gaillard avait adhéré aux Jeunesses communistes, devenues Union des jeunesses républicaines de France (UJRF). Le 1er novembre 1948, il adhéra au Parti communiste, ce qui lui valut d’être radié du peloton préparatoire aux Écoles d’officiers de réserve de l’armée de l’Air et de faire son service militaire avec le grade de soldat de 2e classe. Durant ses études à Nancy, il fut secrétaire de la cellule des étudiants communistes. Il milita également aux côtés de Louis Dupont qu’il assista à la rédaction du journal La Voix de l’Est. Le 1er janvier 1954, il adhéra à la CGT et la même année, il fut élu délégué du Groupement national des cadres (GNC, créé à l’initiative de la Fédération CGT de l’Éclairage). Élu secrétaire général du GNC de Marseille le 5 mai 1956, il fut réélu à cette responsabilité jusqu’à son départ à Paris en 1965. Il avait été élu au bureau national du GNC lors de son VIe congrès en février 1957 et fut réélu à cette instance jusqu’en 1980. Il fut secrétaire général adjoint du GNC de 1967 à 1970 et demanda alors à être relevé de cette fonction. Par la suite, il fut vice-président du GNC entre 1977 et 1980. Parallèlement, il avait intégré le bureau de la Fédération CGT de l’Énergie lors de son XXIe congrès (Paris, novembre 1959).

Administrateur de la Caisse centrale d’activités sociales (CCAS) d’EDF-GDF à partir d’août 1960, il fut élu vice-président de la CCAS le 1er juillet 1965, succédant à Gérard Brocas*, empêché par des raisons de santé et, un mois plus tard, il devint permanent de la CCAS à Paris. Le 1er février 1966, il fut réélu vice-président délégué de la CCAS et reçut délégation du président René Le Guen* pour assumer les responsabilités de direction, les postes de directeur et directeur adjoint ayant été supprimés (ils devaient être rétablis fin 1971). Robert Gaillard n’en poursuivit pas moins ses activités syndicales : il fut élu trésorier général adjoint de la Fédération CGT de l’Énergie lors de son XXIIIe congrès (Le Havre, avril 1966) et il fut reconduit dans cette fonction jusqu’au XXVIIIe congrès (Toulouse, novembre 1982). En avril 1969, il fut élu secrétaire fédéral par le XXIVe congrès de la Fédération réuni à Royan et il fut réélu à cette fonction jusqu’en 1975 (Vichy, novembre 1975).

Muté le 1er avril 1971 à la Direction régionale de la distribution mixte de Paris dans un poste de cadre, Robert Gaillard fut élu président de la CCAS le 3 février 1972 et devait l’être sans interruption jusqu’au 4 janvier 1980, date à laquelle Pierre Rumeau* lui succéda. Il devint alors président de l’Institut de formation, de recherche, d’études et de promotion (IFOREP, créé en 1972) en remplacement de René Le Guen jusqu’au 24 janvier 1986. Enfin, en janvier 1979, il fut nommé administrateur de GDF et le resta jusqu’aux élections de juin 1984 où il ne fut pas candidat.

Robert Gaillard, qui prit sa retraite le 1er février 1986, assuma encore de nombreuses responsabilités. Il fut notamment représentant de la CGT à la commission de l’énergie pour les IVe et Ve Plans, membre de la commission confédérale de la CGT des comités d’entreprise et organismes similaires de 1966 à 1979, administrateur CGT de la Caisse nationale d’allocations familiales (CNAF) et de l’ACOSS en 1984 et 1985 et membre de la commission confédérale de la CGT « Santé et protection sociale ». En mars 1971, Robert Gaillard fut élu conseiller municipal communiste de Nanterre (Hauts-de-Seine).

Robert Gaillard se maria à Belfort (Territoire-de-Belfort) en octobre 1941 avec Mireille Mury. Divorcé, il se remaria à Lorgues (Var) en août 1983 avec Germaine Kohl.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article49803, notice GAILLARD Robert, Lucien par Michel Dreyfus, version mise en ligne le 8 avril 2009, dernière modification le 27 avril 2020.

Par Michel Dreyfus

Cliché fourni par Robert Gaillard

SOURCES : Biographie rédigée par l’intéressé en 1989. — Renseignements recueillis par M. Rault. — État civil de Marseille. — Entretient avec Robert Gaillard, mars 2010. — Notes de Paul Boulland.

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