GARDET Pierre, Jean

Par Julien Veyret

Né le 6 août 1929 à Saint-Maurice-La Souterraine (Creuse), mort le 23 février 2004 à Orléans (Loiret) ; instituteur ; militant socialiste dans le Loir-et-Cher ; maire de Chaon (Loir-et-Cher) de 1983 à 2001.

Fils de Jean Gardet et Joséphine Lezeau, Pierre Gardet passa son enfance à Saint-Maurice-la-Souterraine (Creuse). Son père, plâtrier-maçon, faisait les saisons à Paris. De « maçon creusois », il devint agriculteur, aidé par sa femme. Après avoir suivi les cours de l’école primaire publique, Pierre Gardet entra à l’école primaire supérieure de La Souterraine, gagnant son argent de poche en rédigeant les rédactions des élèves du lycée voisin.

Pierre Gardet tenta, en 1941, d’entrer dans la clandestinité mais son frère, Roger Gardet*, co-fondateur du Front National en Creuse, l’en dissuada vivement. Il entra à l’École normale d’instituteurs de Blois (Loir-et-Cher) en 1946 et obtint son certificat d’aptitude professionnelle d’instituteur trois ans plus tard. Il y rencontra Andrée Jammet et se maria le 28 septembre 1949 à Loudun (Vienne). Le couple, nommé à Chaon, donna naissance à trois filles, toutes institutrices. Pierre Gardet se chargea également du secrétariat de la mairie avant d’être nommé, en 1966, au collège de Lamotte-Beuvron pour s’occuper d’une classe pré-professionnelle de niveau (transformée en Section d’enseignement spécialisé par la suite) jusqu’en septembre 1984, date à laquelle il prit sa retraite avec le grade de professeur d’enseignement général des collèges.

Pierre Gardet adhéra au Syndicat national des instituteurs en 1949. En 1982, il adhéra au Parti socialiste, car « il ne pouvait pas faire autrement » pour se présenter aux élections cantonales de Lamotte-Beuvron. Il réunit sous son nom 25 % des suffrages, niveau jusque-là inégalé dans le canton par un candidat socialiste. Puis il quitta le PS « pour rester libre de ses paroles et de ses actes ». Il resta cependant proche des élus locaux socialistes.

Aux élections municipales de 1983, Pierre Gardet se présenta sur la liste ouverte de son village et fut élu maire. Secrétaire de mairie, animateur des associations du village, le militantisme municipal fut sa passion. Dans l’annuaire des maires du Loir-et-Cher, où chacun précisait ses heures de réception pour les administrés, il indiqua : « Tous les jours, 24 heures sur 24 ». Réélu en 1989 puis 1995, avec son équipe municipale, il s’attacha à développer la vie d’un bourg d’à peine quatre cent âmes, avec en point d’orgue l’ouverture en 1997 d’une maison à thème : la Maison du Braconnage.

Sa fille cadette, Catherine Veyret, également institutrice, lui succéda de 2001 à 2008.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article49912, notice GARDET Pierre, Jean par Julien Veyret, version mise en ligne le 23 avril 2009, dernière modification le 15 octobre 2020.

Par Julien Veyret

SOURCES : Sources orales. — Archives familiales. — Témoignage de Raymond Aucante.

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