GALL André

Par François Prigent

Né 14 août 1938 à Guissény (Finistère) ; cadre ; militant PSU ; permanent MRJC (1967-1968) ; directeur de l’UDAF du Morbihan à partir de 1978 ; conseiller municipal PS (1983-1995) puis maire PS (1995-2008) d’Arradon (Morbihan) ; candidat PS aux cantonales de Vannes-Ouest en 1998 ; conseiller général de Vannes-Ouest depuis 2004.

Ce fils d’agriculteurs chrétiens conservateurs, formé dans les réseaux chrétiens (MRJC, associations religieuses...), obtint son bac en 1956, avant de faire des études de philosophie à Rennes et Quimper.

Parti ensuite sur Paris, André Gall adhéra au PSU dans la foulée de mai 1968, choisissant cette réponse politique à la lumière de son expérience familiale, les relations de domination de ses parents vis-à-vis du propriétaire, exprimant la perception des inégalités et des injustices sociales. Dans le même temps, il vivait pleinement ses engagements syndicaux à la CFDT et comme salarié du MRJC (1967-1968). Intégré aux réseaux CDJA, André Gall était chargé au niveau national du Centre de Voyage de la Jeunesse Rurale (CVJR). Devenu directeur de cet organisme en 1972-1973, il fut amené à rencontrer Michel Rocard* à plusieurs reprises dans un contexte d’ouverture sur l’international (échanges France/Etranger).

Directeur de l’UDAF dans le Morbihan dès 1978, il travaillait localement avec Joseph Le Bouquin*, Joseph Niol et Jean Le Drian* issus notamment du militantisme familial (MLP/CSF). Localement sa rencontre avec Henri Le Rohellec* à Arradon (professeur issu du PSU, professeur, élu conseiller général PS de Vannes-Ouest en 1979 contre Paul Chapel) lui fit franchir le pas en adhérant au PS, tout comme sa femme Madeleine, salariée au centre d’études et d’actions sociales dont la trajectoire était parallèle (MRJC, CFDT, PSU).

Conseiller municipal en 1983, André Gall mena la liste d’opposition de gauche en 1989, avec l’aide de René Lorent (secrétaire de section depuis la fin des années 70, professeur de lycée SGEN) avant d’être élu maire en 1995. En 1998, il obtint 32.3 % des suffrages exprimés au premier tour lors des élections cantonales à Vannes-Ouest, avant d’échouer de peu (49.1 % des voix au second tour. Mais en 2004, André Gall reprit le siège de conseiller général de Vannes-Ouest (41.5 % des voix au premier tour et 57 % des voix au second tour), perdu par Henri Le Rohellec en 1985.

Chrétien de gauche intégré dans les réseaux socialistes vannetais forgés dans les mêmes références politiques, André Gall était aussi membre d’un groupe de réflexion religieuse (maison jésuite) depuis son arrivée à Arradon. Il se retira à soixante-dix ans de la vie politique locale à l’occasion des municipales en 2008, conservant son mandat de conseiller général.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article49971, notice GALL André par François Prigent, version mise en ligne le 26 avril 2009, dernière modification le 26 avril 2009.

Par François Prigent

SOURCES : Arch. Dép. du Morbihan. – Arch. Fédérales du PS du Morbihan. — Le Rappel du Morbihan, 1978-2007. — Entretiens avec André Gall*, Philippe Meyer*, Michel Ollivier*, Hervé Pellois, René Lorent, Joseph Le Bouquin. — François Prigent, « Les réseaux seconds en politique. Prosopographie des conseillers généraux socialistes du Morbihan au XXe siècle (1898-2004) », in Recherche Socialiste, n° 42, mars 2008 – François Prigent, « Les réseaux socialistes PSU en Bretagne (1959-1981) : milieux partisans, passerelles vers le PS, rôle des chrétiens de gauche », in Tudi Kernalegenn, François Prigent Gilles Richard, Jacqueline Sainclivier (dir.), Le PSU vu d’en bas. Réseaux sociaux, mouvement politique, laboratoire d’idées (années 50 - années 80), Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2009, pages 41-54. 
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