FERRÉ André

Par Jacques Girault

Né le 18 juin 1899 à Haute-Goulaine (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique), mort le 28 décembre 1966 à Paris (IVe arr.) ; professeur puis inspecteur primaire ; collaborateur de la presse du Syndicat national des instituteurs.

Fils d’instituteurs, André Ferré entra à l’École normale d’instituteurs de Savenay (Loire-Inférieure) en 1914 puis prépara la première partie du baccalauréat au lycée de Nantes (1916-1917) avant d’aller effectuer une quatrième année d’école normale à Lyon (1917-1918). Il obtint le certificat d’aptitude à l’enseignement du chant et de la musique. Nommé instituteur délégué à l’école primaire supérieure de Quimperlé (Finistère), il réussit le concours de l’École normale supérieure de Saint-Cloud (Lettres) en 1920. Il enseigna comme professeur à l’École normale d’instituteurs de Parthenay (Deux-Sèvres) de 1922 à 1928, puis à l’école primaire supérieure d’Amiens (Somme) en 1928-1930 avant d’être nommé à l’École normale d’instituteurs de la ville en 1930. Il passa alors le concours de l’inspection primaire en 1929, obtint la même année à la Faculté des lettres de Paris le certificat de licence de psychologie, morale et sociologie. Il devint inspecteur à Gourdon (Lot) en 1932 où il manifesta un grand intérêt pour le développement des œuvres périscolaires. L’année suivante, il obtint la direction de l’École normale d’instituteurs de Quimper (Finistère). Nommé à la tête de l’École normale d’instituteurs de Chartres (Eure-et-Loir) en 1940, il obtint l’année suivante la direction de celle d’Orléans qu’il conserva jusqu’en 1949, dirigeant ce qui était devenu l’Institut formation professionnelle pédagogique à partir de 1941. En 1949, il devint inspecteur de l’enseignement primaire dans le XVIIIe arrondissement de Paris et termina sa carrière en 1964. Il habitait alors le XVIe arrondissement.

André Ferré se maria en 1924 avec Yvonne Caranove, ancienne élève de l’ENS de Fontenay-aux-Roses (1921, Lettres) qui termina sa carrière comme professeur au lycée Jean-Baptiste Say à Paris. Le couple eut deux enfants.

Dans tous ses postes, les inspections vantaient sa grande culture et son dynamisme dans les actions pédagogiques et culturelles au service de l’école laïque. Comme directeur d’écoles normales, il s’intéressait de très près à la formation pédagogique de ses élèves, notamment pendant leurs stages, n’hésitant pas à conseiller l’emploi des techniques de l’École moderne (Célestin Freinet). Spécialiste de géographie, André Ferré écrivit un article sur la géographie du Lot dans le Bulletin des instituteurs et des Institutrices de la circonscription d’Inspection primaire de Gourdon en 1933. Ses travaux l’amenèrent à composer une collection de manuels scolaires. Son intérêt pour la littérature se manifesta par divers articles sur Proust qui le conduisirent à soutenir, en 1939, sa thèse de doctorat d’Université sur Proust à la Sorbonne sous le titre Géographie de Marcel Proust avec index des noms de lieux et des termes géographiques publiée à Paris, aux éditions du Sagittaire.

André Ferré assurait, après la guerre, dans L’École libératrice la rubrique « initiation musicale et chant » en 1949-1950, écrivait des articles de critiques littéraires, des articles généraux sur la pratique pédagogique. Il assurait aussi la direction de manuels scolaires. Il devint le spécialiste de l’œuvre de Marcel Proust et contribua, avec Pierre Clarac, à de nombreuses éditions de son œuvre. Il en fit profiter les militants syndicaux en publiant un article de mise au point dans L’École libératrice du 13 mars 1953, « État des études proustiennes ». Il écrivait des ouvrages sur l’enseignement et l’école en relation avec les organisations pédagogiques, chez des éditeurs spécialisés, dont SUDEL. Par exemple, le 5 mars 1954, L’École libératrice annonçait la parution du dernier livre de « notre ami », L’instituteur aux éditions des Amis de la Table ronde. Le 28 juin 1957, elle rendait compte de son ouvrage Enseigner, un métier difficile qui venait de paraître et qui prolongeait sa série d’articles dans le journal du SNI en 1951 et en 1952 sous le titre « Mieux faire la classe ».

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article49989, notice FERRÉ André par Jacques Girault, version mise en ligne le 28 avril 2009, dernière modification le 2 juillet 2009.

Par Jacques Girault

ŒUVRE : Le fichier de la Bibliothèque nationale comprend une centaine de références d’ouvrages personnels ou collectifs de géographie, de lettres. Nous ne retenons que quelques ouvrages en liaison avec l’organisation de l’enseignement : Manuel de psychologie de l’enfant, SUDEL, 1947. — Cours de psychologie enfantine et juvénile. Leçons et exercices pratiques, SUDEL, 1948, et nombreuses rééditions. — La Morale professionnelle de l’instituteur, SUDEL, 1949. — Les Tests à l’école, A. Colin, collection Bourrelier, 1950, rééd. Colin, 1966. — Enseigner, un métier difficile, Éditions Bourrelier, 1957. — Histoires improbables, Delagrave, 1957 (contes pour enfants). — L’Enfant et le milieu scolaire. Son adaptation, Paris, SUDEL, 1959. — Écoliers, parents et maîtres dans la société scolaire, Éditions sociales françaises, 1964. — Éléments de psycho-pédagogie pratique, Éditions Bourrelier, 1966.

SOURCES : Arch. Nat., F17/23592, 28298. — Presse syndicale. — Notes d’Alain Dalançon et de François Printanier.

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