AIZIÈRE Jules

Par Claude Pennetier

Né le 11 avril 1874 à Moisson (Seine-et-Oise, Yvelines), mort le 29 mars 1919 à Paris (XIIe arr.) ; instituteur ; militant socialiste ; conseiller municipal d’Alfortville (Seine, Val-de-Marne) ; militant esperantiste.

Fils de Claude Aizière, employé du chemin de fer, et de Julienne Amandine Nicolle, sans profession, domiciliés à Paris, aux Batignolles, Jules Aizière faisait partie de la 19e promotion de l’École normale d’Auteuil. Il se maira avec Marguerite Sophie Genton.
En 1907, il était signalé par la presse comme franc-maçon, domicilié avenue de la Gare à Alfortville.
Instituteur, il fut élu conseiller municipal socialiste d’Alfortville (Seine, Val-de-Marne) sur la liste de Jules Cuillerier en mai 1912. Il conserva ce mandat jusqu’aux élections du 30 novembre 1919 mais ne se représenta pas.

Jules Aizière était un fervent défenseur de l’esperanto. Avant la Grande guerre, il avait été fondée, sous sa présidence, une association "L’espéranto à l’école". En 1913 on comptait en France 46 cours d’espéranto dans des écoles.
Le livre d’or de l’École d’Auteuil, devenu l’IUFM, indique qu’il avait fait tout son temps au 233e R.I.T. mais sur le col de son uniforme est inscrit 51e.
Libéré en 1919, il reprit le travail d’instituteur rue Bignon (Paris XIIe arr.) mais mourut en classe d’un problème cardiaque, conséquence de sa participation à la Première Guerre mondiale.Il fut déclaré Mort pour le France.
Son nom figure sur une plaque de l’École normale (IUFM) d’Auteuil et sur le monument aux morts de Moisson. Il est enterré à Moisson.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article50034, notice AIZIÈRE Jules par Claude Pennetier, version mise en ligne le 2 août 2009, dernière modification le 19 juin 2021.

Par Claude Pennetier

SOURCES : Arch. Paris, DM3 et Versement 10451/76/1. — Hervé Gonin, et Jean Amouroux, 1898-1998 : Centjara asocia Esperanto-movado en Francio, Paris : Espéranto-France, 1998. — Notes de Christian Lavarenne. — MémorialGenweb. — Filae. — Les francs-maçon dans l’ enseignement, 4000 noms tiré du "répertoire maçonnique" et de archives de l’Association antimaçonnique de France, Paris, 1912.

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