PIÉTRI Charles (Pierrefitte]

Par Claude Pennetier

Né le 2 septembre 1891 à Quenza (Corse), mort le 16 août 1976 à Chaville (Hauts-de-Seine) ; secrétaire ; maire adjoint communiste de Pierrefitte (Seine, Seine-Saint-Denis).

Fils d’un forgeron devenu « propriétaire » et d’une mère qui tenait une buvette épicerie, Charles Piétri déclare « Comme la plupart de mes compatriotes je n’exerce aucun métier jusqu’à l’âge de 23 ans » écrit-il en 1933. Réformé en 1911, il fut cependant envoyé au front en février 1915 comme soldat de 2e classe. Il fut ensuite secrétaire du syndicat des dockers de Porto-Vecchio.

Il quitta cette ville en 1921 pensant « qu’il suffit d’avoir été soldat de la grande guerre et d’arriver à la Ville lumière pour se créer une situation ». Accueilli par un cousin collaborateur du Libertaire, Fabriec Pietri, il eut de multiples emplois : employé à l’Assurance l’Abeille, garçon de restaurant à Saint-Brieuc, employé aux écritures à Paris, manœuvre aux Tréfilleries du Havre à Saint-Denis et aux Wagons-Lits, employé dans une clinique puis à la Société de recherches documentaires et d’informations municipales…
Il adhéra au Parti communiste en 1926, mais influencé par l’anarchisme, il « avait horreur de toute discipline, mieux de toute organisation » (autobiographie de 1933). Il milita à Saint-Denis de 1926 à 1928. Racamond ayant été arrêté à son domicile, il semble avoir été tenu à l’écart pendant un certain temps.

Sa femme, Thérèse Valléro,originaire de Porto-Vecchio, employée à la mairie de Pierrefitte en novembre 1930 était membre du Parti communiste et syndiquée à la CGTU. Ils avaient un fils, Jean-Baptiste, né en 1925 à Paris.

Charles Piétri, secrétaire, fut élu le 12 mai 1929 conseiller municipal communiste de Pierrefitte (Seine). L’assemblée municipale le désigna quelques jours plus tard comme 2e adjoint au maire Albert Richard. Au printemps-été 1934, Piétri resta fidèle au Parti communiste tandis que le maire se solidarisait avec Jacques Doriot. Il conduisit sans succès la liste communiste lors des élections municipales du 5 mai 1935.
Piétri rompit avec le PC un an plus tard selon le Journal de Saint-Denis. Il aurait publié une lettre ouverte aux ouvriers communistes français (nous n’avons pas le texte) qui aurait été placardée par l’équipe de Doriot. "Nous croyons savoir qu’il va se consacrer désormais aux Corses de Paris" écrivait le Journal de Saint-Denis.

Il mourut le 16 août 1976 à Chaville (Hauts-de-Seine). Son acte de décès indique qu’il était alors marchand forain.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article50271, notice PIÉTRI Charles (Pierrefitte] par Claude Pennetier, version mise en ligne le 18 mai 2009, dernière modification le 19 mars 2019.

Par Claude Pennetier

SOURCES : RGASPI, 495 270 4993, autobiographie, Pierrefitte, 20 avril 1933, évaluation de la commission des cadres : « B », « biographie bonne, bien développée mais à surveiller de près. Élément suspect, trouble ». — Arch. Dép. Seine, DM3 , vers. 10451/76/1. — L’Humanité, 22 avril 1935. — Le Journal de Saint-Denis, 18 et 25 avril 1936.

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