GERMAIN Alcé, Georget, Pseudonyme dans la clandestiné : « Maurice »

Par Paulette Cavailler

Né le 21 septembre 1900 à Hermé (Seine-et-Marne) ; ouvrier agricole puis mineur en argile ; militant communiste et syndicaliste CGTU puis CGT de Seine-et-Marne.

Fils d’ouvriers agricoles, Alcé Germain fréquenta l’école primaire par intermittences jusqu’à l’âge de onze ans puis dut, tout jeune, en 1911, s’engager comme ouvrier agricole dans le département de la Marne. En 1921, il entra comme mineur dans les entreprises d’argile du bassin de Provins (Seine-et-Marne) ; il y travaillera jusqu’en 1961.

Habitant le hameau de Bouy, dépendant de la commune de Chalautre-la-Petite jusqu’en 1926 puis de la commune de Soisy devenue Soisy-Bouy (Seine-et-Marne) en 1929, il s’y maria le 26 avril 1924 avec Marguerite François née dans ce village en 1905 ; ils élèveront huit enfants.

Dès 1924 il adhéra à la CGTU et s’efforça de créer un syndicat des travailleurs glaisiers de Provins. Il entra au Parti communiste aussitôt après les événements du 6 février 1934 et y milita. C’est en 1936 qu’il réussit à constituer le syndicat des glaisiers ; il fut membre du bureau du syndicat et participa aux premières discussions et à la signature des premiers accords de salaires de juin 1936.

De 1940 à 1944, Germain fit partie du Parti communiste clandestin puis du Front National, il fut responsable du secteur n° 2 de Seine-et-Marne sous le nom de Maurice de juin 1944 à la Libération ; il était entré dans la clandestinité le 4 juin 1944 après l’arrestation d’un de ses fils qui sera incarcéré à la Santé et le départ pour le maquis d’un autre de ses fils.

Après la guerre, Alcé Germain fut le candidat attitré du Parti communiste aux élections municipales et au Conseil de la République. En 1946, il fut élu membre de la commission exécutive de la Fédération de la Céramique et il le restera jusqu’en 1950. Il fut membre de la commission exécutive de l’UD des syndicats CGT mais ne put pas assister à toutes les séances par suite de la difficulté des communications.

Il fit une active propagande en faveur de la CGT, demanda la création de postes de délégués-mineurs et, en 1948, il devint secrétaire général du syndicat des glaisiers de la région de Provins. Il participa à la création de la Mutuelle interentreprises des argiles du bassin de Provins dont il devint vice-président en 1949.

Élu délégué mineur en 1951, il intervint dans la presse, auprès des ministères et des parlementaires, surtout d’André Gautier, député communiste, pour l’amélioration de cette profession. Réélu en 1954 et 1958, il représenta les glaisiers de Provins au congrès des mineurs d’Albi en 1956 mais dut renoncer à de nombreux déplacements pour raison de santé. En 1952, le syndicat des glaisiers avait adhéré à la Fédération des mineurs CGT.

Il dirigea les grands mouvements revendicatifs de 1953, d’octobre 1955, de juin 1960 et d’octobre 1962 et obtint la signature de la première convention collective de la glaise le 7 décembre 1955. En 1958 il fut élu secrétaire de la section locale de l’Union des Vieux de France.

En 1953, Alcé Germain fut élu conseiller municipal de Soisy-Bouy, devint membre de la commission d’assistance et d’aide sociale et fut réélu en 1959.

Il prit sa retraite en 1961 et démissionna de ses fonctions syndicales pour raison de santé en décembre 1963. Il était encore, en 1964, vice-président de la Mutuelle interentreprises des argiles du bassin de Provins.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article50468, notice GERMAIN Alcé, Georget, Pseudonyme dans la clandestiné : « Maurice » par Paulette Cavailler, version mise en ligne le 3 juin 2009, dernière modification le 3 juin 2009.

Par Paulette Cavailler

SOURCES : Arch. Dép. Seine-et-Marne, série 10 M. — Notice biographique rédigée par Alcé Germain, revue par M. Pouvreau, directeur de La Marseillaise de Seine-et-Marne, membre du bureau de l’UD-CGT.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément