GERBER Henri [GUERBER Henri]

Par Pierre Schill

Né le 30 mai 1896 à Sarreguemines (Lorraine annexée), mort le 6 juin 1972 à Sarreguemines (Moselle) ; menuisier-ébéniste ; président du syndicat des locataires de Sarreguemines (Moselle), dirigeant du rayon communiste de Sarreguemines ; adjoint au maire de Sarreguemines.

Fils de Nicolas, cordonnier, né le 3 avril 1859 à Rosteig (Bas-Rhin) et de Barbe née Helmer le 16 novembre 1862 à Hoelling-Bettviller (Moselle), ouvrière d’usine ; marié le 25 août 1917 à Sarreguemines avec Eugénie née Braun le 8 juin 1896 à Herbitzheim (Bas-Rhin annexé), divorcé le 28 mai 1942, ils avaient une fille Henriette née en mars 1916 ; remarié le 11 mai 1945 à Saint-Christophe (Charente) avec Marie née De Facci.

Nicolas Gerber était le septième enfant d’une famille de huit. Son père, cordonnier était luthérien et sa mère ouvrière était catholique. Il travailla comme menuisier-ébéniste à Sarreguemines (Moselle). Militant communiste, il présidait le syndicat des locataires de la ville.

Il fut candidat aux élections municipales du 3 mai 1925 à Sarreguemines sur la liste communiste opposée à celle du maire sortant Henri Nominé. Il obtint au premier tour 465 voix sur 2 615 suffrages exprimés pour 2 650 votants et 3 393 électeurs inscrits et ne fut pas élu.

Bon orateur, il était considéré par la police comme un des membres influents du rayon communiste de Sarreguemines qui comptait, au milieu des années 1930, quatre cellules et regroupait environ cent-quarante membres. Il était, avec Edouard Meyer*, l’un des deux orateurs attitrés des communistes sarregueminois.

En octobre 1934, il fut candidat au renouvellement du conseil général dans le canton de Rohrbach-lès-Bitche. Candidat communiste, il obtint au premier tour 155 voix sur 3 171 suffrages exprimés pour 3 254 votants et 4 010 électeurs inscrits. Il arriva en dernière position et ne maintint pas sa candidature au second tour.

Il fut candidat aux élections municipales de Sarreguemines en mai 1935 sur la liste de gauche « antifasciste », rassemblant socialistes et communistes, opposée à celle du député-maire sortant Henri Nominé. À la surprise générale, la liste du maire sortant fut mise en ballottage. Il fut élu au second tour en obtenant 1 216 voix pour 3 077 suffrages exprimés sur 3 794 électeurs inscrits. Le 19 mai Nicolas Nicklaus* était élu maire SFIO de la ville. Il fut élu adjoint.

La journée nationale d’action du 14 juillet 1935 rencontra un écho particulièrement fort à Sarreguemines. Les forces de gauche, sous l’égide du maire socialiste Nicolas Nicklaus*, organisèrent le 13 juillet au soir une retraite aux flambeaux et le 14 une manifestation qui donna l’occasion à Henri Gerber de lire un discours depuis le balcon de l’Hôtel de ville. Malgré cette bonne entente à gauche, le maire veilla à maintenir le caractère républicain de la manifestation en interdisant aux communistes de déployer leur drapeau rouge.

En décembre 1935 il était membre du comité dirigeant la section de Sarreguemines du SRI.

Il se présenta à l’élection municipale d’octobre 1947 à Sarreguemines sur la liste d’Union républicaine et résistante présentée par le Parti communiste. Il fut l’un des six élus en obtenant 1 301 voix sur 5 249 suffrages exprimés pour 5 472 votants sur 8 686 électeurs inscrits. Il fut à nouveau candidat aux élections municipales d’avril 1953, mars 1959, mars 1965 et 1967 mais ne fut pas réélu.

À la mi-novembre 1956, des lycéens de Sarreguemines organisèrent une manifestation de soutien à la Hongrie. Le cortège se présenta à son domicile où quelques « excès » furent commis.

Le 18 décembre 1960 à Amnéville (Moselle), lors de la fête célébrant les quarante ans du PCF il reçut sa carte de vétéran pour une adhésion de plus de trente cinq ans.

Candidat communiste aux élections cantonales des 8 et 15 mars 1964 dans le canton de Rohrbach-lès-Bitche (Moselle). Il obtint 96 voix sur 7 096 suffrages exprimés pour 7 227 votants et 8 820 électeurs inscrits. Jean Seitlinger fut réélu en totalisant 4 836 suffrages. Henri Gerber se représenta sans plus de succès aux élections cantonales de mars 1970.

Aux législatives de 1967, il était le suppléant du candidat du PC dans l’arrondissement de Sarreguemines.

Henri Gerber milita au PC jusqu’à sa mort.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article50469, notice GERBER Henri [GUERBER Henri] par Pierre Schill, version mise en ligne le 3 juin 2009, dernière modification le 3 juin 2009.

Par Pierre Schill

SOURCES : Arch. Dép. Moselle, 301 M 78 ; 303 M 75 et 83 ; 151 W 822, 823 et 824 ; 283 W 6 ; 458 W 121 ; 26 Z 15. — Arch. Mun. Sarreguemines, 11 K 2, 4 et 5. — Le Courrier de Metz, 10 mars 1959. — Didier Kompa, La Formation du Front populaire en Moselle, 1934-1936, mémoire de maîtrise d’histoire (sous la dir. d’Alfred Wahl), Université de Metz, 1985. — État-civil de Sarreguemines (renseignements fournis par Didier Hemmert).

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