FONTANIER Mauricette [FONTANIER Renée, Simone, née MAURY-BÉNAZET dite Mauricette]

Par Jacques Girault

Née le 8 février 1928 à Septfonds (Tarn-et-Garonne), morte le 10 mars 2018 à Moissac (Tarn-et-Garonne) ; institutrice ; militante syndicaliste ; militante communiste dans le Tarn-et-Garonne ; conseillère municipale de Montauban.

Fille d’un boulanger décédé en 1929 et d’une ouvrière chapelière, Renée Maury-Bénazet reçut les premiers sacrements catholiques. Elle fut élevée par ses grands-parents paternels P. et A. Bénazet. Élève du cours complémentaire puis du lycée de Montauban, titulaire du baccalauréat « philosophie », elle entra en dernière année de l’École normale d’institutrices de Cahors (1947-1948). Après avoir fait des suppléances dans trois villages, elle fut titularisée en 1949 à Puy-Gaillard de Quercy. Après avoir enseigné pendant quatre ans à Sère dans le Gers, puis deux ans à Albefeuille-Lagarde (Tarn-et-Garonne), elle enseigna avec son mari pendant vingt ans à Bio (commune de Montauban), Elle fit réaliser par ses élèves un dossier sur la crue du Tarn en 1962, cité souvent en exemple comme modèle d’enquête de la pédagogie Freinet.

Elle épousa en mars 1951 à Puygaillard de Quercy (Tarn-et-Garonne) André Fontanier, instituteur communiste. Le couple eut trois enfants.

Mauricette Fontanier adhéra au Parti communiste français en 1950. Militante de l’Union des femmes françaises (UFF) dont elle fut la secrétaire départementale du début des années 1960 à 1964, elle entra au comité de la fédération communiste du Tarn-et-Garonne en 1959. Membre du bureau fédéral en 1961, elle participa à la commission du travail du Parti en direction des femmes. Lors de la conférence fédérale de 1962, l’envoyé du comité central Paul Balmigère proposa de la faire entrer au secrétariat fédéral, ce qui fut repoussé puisqu’elle cumulait deux secrétariats (UFF et Mouvement de la Paix). Elle fut admise pour suivre les cours de l’école centrale d’un mois. Elle participa l’année suivante au stage central réservé aux responsables fédéraux de l’éducation. Elle devint quatrième secrétaire fédéral, responsable à l’éducation en 1965. Mère de famille, institutrice, elle ne peut accomplir cette tâche, qui, en fait, fut assurée par des militants plus disponibles. Elle redevint seulement membre du bureau fédéral à partir de 1966, responsable à partir de 1968 du travail en direction des enseignants. Elle devint membre du seul comité fédéral en 1974. En 2007, elle signa la pétition pour la défense du droit de grève lancé par le Pole de Renaissance communiste en France. Elle était toujours membre du conseil départemental du PCF en 2008.

Mauricette Fontanier était membre du conseil syndical de la section départementale du Syndicat national des instituteurs à partir de 1962-1963. Elle y anima durant plusieurs années la tendance Unité et Action. Elle dirigea pendant quelques années la colonie de vacances Danielle Casanova créée par l’UFF à Labenne (Landes). Elle présida le conseil d’administration de la colonie de 1959 à 1987 et en resta membre par la suite.

Mauricette Fontanier, candidate au conseil général en 1967 dans le canton Montauban-Est, arriva en quatrième position avec 498 voix. En 1983, candidate en 32e position sur la liste de gauche aux élections municipales de Montauban, élue, elle participa aux commissions de la culture, de l’environnement, des transports et à la commission paritaire. Elle représenta la municipalité au conseil d’administration du lycée Ingres et à l’École de Musique.

Retraitée depuis 1977, Mauricette Fontanier, membre du SNUIPP, était membre de la Fédération générale des retraités. Elle fut, durant plusieurs années, Déléguée départementale de l’Éducation nationale, membre du conseil départemental et secrétaire départementale de l’Association des DDEN jusque vers 2002.

Ses obsèques se déroulèrent le 13 mars 2018 à l’église de Septfonds. L’inhumation suivit au cimetière de Montauban.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article50734, notice FONTANIER Mauricette [FONTANIER Renée, Simone, née MAURY-BÉNAZET dite Mauricette] par Jacques Girault, version mise en ligne le 18 juin 2009, dernière modification le 28 janvier 2021.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. mun. Montauban (Pascal Leroy). — Arch. comité national du PCF. – Presse nationale. – Renseignements fournis par l’intéressée. — Notes de Jean-Paul Damaggio.

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