FAURIE Suzanne

Par Éric Belouet

Née le 28 juin 1937 à Saint-Martin-Labouval (Lot) ; employée de maison puis religieuse (petite-sœur de l’Assomption), travailleuse familiale, vendeuse en grande surface ; militante jociste du Lot, permanente de la JOCF (1960-1963), militante CFDT puis CFDT.

Fille d’un ouvrier agricole et d’une mère femme au foyer, tous deux catholiques pratiquants et sans engagement militant, Suzanne Faurie était la sixième de sept enfants (quatre garçons et trois filles). Scolarisée dans l’enseignement public, elle obtint le certificat d’études primaires en 1951, puis suivit deux années d’apprentissage de couture. Elle travailla alors ponctuellement dans son village comme employée de maison. Fin 1954, elle partit à Cahors (Lot) pour être embauchée comme employée de maison chez un journaliste.

Suzanne Faurie découvrit la JOCF à Cahors, par l’intermédiaire d’une employée de banque qui était jociste, et y adhéra fin 1955. Comme dans le Lot, les employées de maison n’étaient organisées qu’à Figeac et à Souillac, elle participa à la création à Cahors une section jociste destinée aux représentantes de cette profession. Entre 1956 et 1960, elle assuma d’abord la responsabilité d’une équipe jociste, puis la responsabilité des employées de maison pour l’ensemble de la fédération du Lot. Cette période fut celle qui, nationalement, vit naître les conventions collectives pour cette catégorie de travailleuses. Parallèlement à son engagement jociste, Suzanne Faurie militait à la base au sein de la CFTC.

Sollicitée par la JOCF pour devenir permanente, elle quitta son emploi et prit ses nouvelles fonctions en mai 1960. Sur le plan géographique, elle était rattachée à la région Sud-Ouest, avec la responsabilité des départements pyrénéens et du Gers. Au plan national, elle fut d’abord rattachée à la branche « 21-25 ans » et à la commission « Employées de maison », puis, l’année suivante, devint responsable nationale de cette commission. Parallèlement, elle participait à la rédaction des publications jocistes Vivre et Militante.

Après son départ de la JOCF en août 1963, Suzanne Faurie fut de nouveau employée de maison pendant un an, à Toulouse. Le 29 septembre 1964, elle entra chez les Petites Sœurs de l’Assomption, une « congrégation particulièrement attentive “au mal de l’ouvrier” », travaillant « à promouvoir la santé, la dignité des personnes, spécialement par le soin des malades, le travail social (travail familial), le travail en entreprise pour certaines » (Témoignage de Suzanne Faurie, 1997).

À partir de 1967, ayant obtenu le diplôme de travailleuse familiale, elle exerça cette profession, principalement dans les organismes existants tels que l’Aide familiale populaire (AFP) et l’Aide familiale à domicile (AFAD). D’autres activités professionnelles vinrent parfois se substituer à celle-ci. Ainsi, de septembre 1976 à septembre 1982, Suzanne Faurie travailla dans une grande surface, d’abord comme femme de ménage pendant six mois puis comme vendeuse primeuriste. Dans le cadre de ce supermarché, elle fut déléguée du personnel CFDT et membre du Comité d’hygiène et de sécurité (CHSCT).

Retraitée en 1997, Suzanne Faurie, domiciliée à Valenciennes, militait une association œuvrant à la réinsertion des SDF. Elle était également engagée à la CFDT retraités et au CCFD.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article50768, notice FAURIE Suzanne par Éric Belouet, version mise en ligne le 2 juillet 2009, dernière modification le 2 juillet 2009.

Par Éric Belouet

SOURCES : Arch. JOCF (SG), fichier des anciennes permanentes. — Témoignage de l’intéressée, décembre 1997.

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