BICKEL Hans

Par Brigitte Studer

Né le 19 avril 1884 à Wipkingen (Zurich), décédé le 7 novembre 1961 à Höngg (Zurich) ; typographe ; rédacteur de la déclaration de la gauche du PS en faveur de la IIIe Internationale ; un des fondateurs du PCS ; secrétaire du PCS et administrateur de sa librairie ; collaborateur à la RUNA (ou Rundschau-Nachrichten-Agentur, agence télégraphique du Komintern à Zurich).

Né de parents vignerons, typographe et syndicaliste vivant à Höngg, Zurich, Hans Bickel entra en 1911 à la rédaction du Volksrecht, où il travailla jusqu’en 1918, moment où il devint secrétaire cantonal du Parti socialiste de Zurich (PSZ) et membre du comité central du Parti socialiste suisse.

En 1921, il quitta le PS avec l’aile gauche du Parti et fonda le Parti communiste suisse ; il était l’auteur de la déclaration de la gauche du Parti socialiste en faveur de la Troisième Internationale. Il fut le premier rédacteur du Kämpfer, secrétaire du Parti, administrateur de la librairie du Parti et responsable de la distribution des livres et brochures du PC. De 1929 à 1935, il représenta le PC au Grand conseil zurichois. Il fit également partie de la direction cantonale zurichoise en 1932. En 1934 il édita la revue Der Marxist. Il collabora à la Rundschau. Durant les années 1930, il ne fut jamais membre du comité central, bien qu’il participât à ses plénums. Mais, par ailleurs, il occupait de nombreuses fonctions pour le Parti : outre son appartenance au secrétariat du Parti communiste zurichois (PCZ) en 1938, il fut délégué au 6e congrès du PCS en 1936 et nommé, en juin de la même année, responsable de la commission des affaires paysannes et des questions agraires et, lors du 7e congrès en 1939, à la commission politique. Il fut quelque temps un des rédacteurs de la RUNA à Zurich.

Il rompit tout contact avec le PC après la signature du Pacte germano-soviétique. En 1943, favorable à une unification de la gauche au sein du PS, il rejoignit ce dernier, mais en fut exclu en 1952 à cause de son activité dans le Mouvement suisse des partisans de la paix. Il devint alors membre du Parti suisse du travail et collabora au Vorwärts. Dans un article fêtant le soixante-dixième anniversaire de Bickel, le Vorwärts tut les différends politiques qui furent à l’origine de sa démission du PCS en 1939 et affirma même que les raisons en étaient personnelles ! Deux de ses fils furent membres du PC : Ernst, qui disparut en Espagne et Walter, né en 1906, qui, après des études d’ingénieur en machines à l’École polytechnique de Zurich, travailla en tant que typographe à Iskra-Revoluzzi en Union soviétique vers le milieu des années 1930 et s’engagea également en Espagne.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article50840, notice BICKEL Hans par Brigitte Studer, version mise en ligne le 15 juillet 2009, dernière modification le 20 novembre 2020.

Par Brigitte Studer

SOURCES : RGASPI, 495 12 72 et 495 274 229 — Archives fédérales suisses, Berne, E 21/11956, E4320 (B) 1, vol. 14, E 4320 (B) 1974/47, vol. 174 et J. II. 11, 1, vol. 43. — Archives cantonales, Zurich. — Bibliothèque de la Ville, La Chaux-de-Fonds, 001927. — Sous l’œil de Moscou. Le Parti communiste suisse et l’Internationale 1931-1943, Archives de Jules Humbert-Droz, vol. V, publié par Brigitte Studer, sous la direction d’André Lasserre, Zurich, Chronos, 1996, 909 p. — Archives de Jules Humbert-Droz, V, (en voie de publication), documents 741, 746 et 753. — Entretien avec Max Wullschleger, 26 octobre 1988.

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