ADOLPHE Marceline [née EXPILLY Marceline, dite CLAIRIOT]

Née le 15 novembre 1848 à Auxerre (Yonne) ; domestique, blanchisseuse ; communarde.

Ses parents étaient inconnus. Ils l’avaient déposée à l’hospice d’Auxerre, qui la mit en nourrice, puis la reprit ; elle épousa un pupille de l’Assistance, de caractère faible, et, après six mois de vie conjugale, abandonna son mari pour venir à Paris avec son amie Clairiot dont elle prit le nom, dit-elle, pour trouver une place de domestique « et blanchisseuse ». Elle n’avait pas d’enfant.

Deux témoins affirmèrent que le 26 mai 1871 elle aurait fait partie, à la petite Roquette, du peloton qui exécuta « un gendarme déguisé ». Un autre témoin, pharmacien, se rappela le fait, mais non le visage de la coupable. Elle fut arrêtée dans un bal et, considérée comme « insoumise vénérienne », dirigée sur la prison Saint-Lazare ; le 6e conseil de guerre la condamna à mort le 29 juin 1872, peine commuée le 15 novembre 1872 en travaux forcés à perpétuité. La condamnation du conseil de guerre s’appuyait essentiellement sur l’origine et les antécédents douteux de la prévenue. Celle-ci avait conservé par négligence ou calcul le nom de Clairiot et la famille de son amie demanda une rectification qu’elle obtint le 10 septembre 1872.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article51025, notice ADOLPHE Marceline [née EXPILLY Marceline, dite CLAIRIOT] , version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 7 mars 2018.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/761, n° 6771. — Arch. Min. Guerre, 6e conseil, n° 549. — Édith Thomas, les « Pétroleuses », Paris, Gallimard, 1963. — Note marginale de Jean Maitron.

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