ALBERT Félix, Hippolyte

Par Pierre Baudrier

Né le 11 février 1833 à Paris ; argenteur ; communard.

Né à Paris ; marié, sans enfants ; argenteur. Pendant la Commune de Paris, Félix Albert fut capitaine au 63e bataillon de la Garde nationale. Il avait déjà subi une condamnation en 1861 de la part du conseil de guerre de Montpellier (Hérault), à trois ans de prison pour vol. L’insurrection le fit condamner, le 27 août 1873, à la déportation simple ; en Nouvelle-Calédonie il était terrassier-ajusteur, et sa peine lui fut remise, en 1878, avec obligation de résider. En Nouvelle-Calédonie il ne réussit pas à retrouver son épouse qui l’y avait précédé par erreur. Berthe Albert était papetière à Paris et habitait rue Bisson dans le 20e. Elle avait embarqué le 1er octobre 1872 à Toulon, croyant retrouver son époux à Brest. La sachant partie, son mari n’avait eu de cesse de hâter son départ et avait rejoint l’Île des Pins, parti par le huitième transport en août 1874, à bord de La Sybille qui dut subir des réparations à Arzew, en Algérie. C’était finalement par L’Alceste qu’il était arrivé en Nouvelle-Calédonie où Berthe Albert resta introuvable. On perd leur trace.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article51075, notice ALBERT Félix, Hippolyte par Pierre Baudrier, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 8 septembre 2018.

Par Pierre Baudrier

SOURCES : Arch. Nat., BB 27. – Gérard Hamon, Retour en France d’un communard déporté, Rennes, Pontcerq, 2016, p. 79.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément