ALLEMANE François

Né le 26 février 1839 à Sauveterre (Haute-Garonne), mort en août 1929 ; frère de Jean Allemane ; commis-placier — il est dit aussi, en 1871, marchand colporteur à Paris depuis quatre ans — il habitait, 14, rue Saint-Julien-le-Pauvre, Ve arr ; communard, officier de la Garde nationale, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Veuf depuis 1868, il était père d’un enfant. En 1871, il vivait en concubinage avec une ancienne ouvrière de sa femme qui avait exercé le métier de blanchisseuse.
Sergent dans une compagnie sédentaire du 188e bataillon (ou 118e ?) de la Garde nationale pendant le 1er Siège, il participa à la Commune de Paris comme lieutenant de la 1re compagnie de marche du même bataillon. Il fut de la sortie du Mont Valérien et se rendit le 4 avril 1871 au fort de Vanves. Le 18 mai, son bataillon fut cité à l’ordre du jour.
Fin mai, après avoir défendu les barricades du boulevard Saint-Germain, il fut arrêté à Belleville, et le 5e conseil de guerre le condamna, le 3 avril 1872, à la déportation dans une enceinte fortifiée. Il était réputé « dangereux comme son frère ».
François Allemane fut débarqué à Nouméa le 28 septembre 1873. Il refusa de demander sa grâce. Sa peine lui fut remise le 15 janvier 1879.
Il fut par la suite solidaire politiquement de son frère Jean.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article51135, notice ALLEMANE François, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 19 août 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/746. — Arch. Min. Guerre, 5e conseil. — Le Parti ouvrier, 13 janvier 1889. — Le Populaire, 30 août 1929. — Notes de Louis Bretonnière et de Julien Chuzeville.

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