ALTHAUS Henri, Adolphe

Par Pierre-Henri Zaidman

Né le 13 octobre 1852 à Paris ; menuisier ; domicilié 26, rue Trois Frères (XVIIIe arr.) ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie, où il fut fusillé.

De parents belges, Althaus avait subi cinq condamnations ; il s’engagea dans le 261e bataillon fédéré après le 18 mars 1871 et pris une part active à la lutte à Neuilly, à Ivry, où son bataillon fut cité à l’ordre du jour pour sa belle conduite au feu, et derrière les barricades du quartier Montmartre (XVIIIe arr.) où il fut blessé d’une balle à la jambe le 23 mai.
Arrêté le 28 mai à l’hôpital Saint-Martin, il fut condamné, le 5 avril 1872, par le 17e conseil de guerre, à la déportation simple. Détenu sur le ponton la Foudre puis à l’île Madame puis à Quelern, il embarqua sur la Guerrière le 11 juin 1872 et arriva en Nouvelle-Calédonie le 2 novembre suivant.
Avec trois autres déportés, membres de l’association appelée « La Tierce », ou « Les casquettes bleues », il « prit en haine » le détenu Saint-Bris, conseiller (un des trois délégués élus chargés de l’intendance des autres détenus), dont l’autorité dépassait de beaucoup celle des gardiens. Le 20 juillet 1873, ils le menacèrent et le malmenèrent à plusieurs reprises, avant de forcer sa porte dans la soirée et de lui briser la tête de quatre coups d’une énorme matraque de fortune. Condamnés à mort le 13 janvier 1874 par le conseil de guerre de Nouméa, tous les quatre furent fusillés devant environ 900 déportés à l’île des Pins le 26 janvier suivant.

Voir Henri Andrieux, Ernest Lamouche et Isidore Perrot.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article51157, notice ALTHAUS Henri, Adolphe par Pierre-Henri Zaidman, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 26 mars 2020.

Par Pierre-Henri Zaidman

SOURCES : Arch. Min. Guerre, GR 8 J 400 (344) et GR 8 J 563. — Arch. Nat., BB 27. — ANOM COL H 69 et H 3360. — François Jourde, Souvenirs d’un membre de la Commune.

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