AMIOT Jean

Né le 21 juin 1831 à Paris ; y demeurant ; marié, père de trois enfants ; marchand de bouteilles ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Ancien militaire, condamné en 1857 à deux mois de prison pour coups, en 1862 à six mois pour la même raison, il appartint durant le Siège à l’artillerie de la Garde nationale, puis à la 5e compagnie sédentaire du 184e bataillon. Il fut nommé dans le courant de mars 1871 délégué de sa compagnie au Comité central ; il prétendit ne pas avoir exercé cette fonction, parce que ne sachant pas écrire. Accusé devant le 12e conseil de guerre de complicité dans l’incendie de la préfecture de police, il nia, mais fut condamné le 18 mai 1872 aux travaux forcés à perpétuité et à la dégradation civique ; déporté à l’île Nou. Sa peine fut ramenée, le 4 février 1878, à dix ans de travaux forcés, avec remise de cinq ans le 17 mai 1879, puis commutation, le 1er février 1880, en une durée égale de bannissement.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article51195, notice AMIOT Jean , version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 1er juin 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/777 et BB 27. — Notes de Louis Bretonnière.

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