ARDOIN Alphonse

Né le 4 avril 1835 à Paris ; communard.

Marié ; représentant de commerce, il habitait, 9, rue Lamartine (IXe arr.). Sergent-fourrier au 229e bataillon, 3e compagnie, il fut délégué par sa compagnie au Comité central de la Garde nationale, et, au début de mai 1871, demandait à Arnold un emploi supérieur au ministère du Commerce ; il appuyait sa demande d’une brochure parue au début de 1871 et intitulée Les Français de l’avenir...

Il passa alors un concours en vue d’être nommé officier d’état-major. Il eut à traiter par écrit le sujet suivant : « Retracer rapidement le mouvement révolutionnaire depuis 89 jusqu’à nos jours », et il obtint 6 sur 10 avec l’appréciation « de la facilité dans les idées » ; mais ses réponses à l’interrogation orale furent qualifiées de « bavardage ». Son devoir écrit a été reproduit dans Le Mouvement social, n° 37, octobre-décembre 1961, par les soins de J. Rougerie.

Le 3e conseil de guerre, après une première condamnation par contumace, le 26 janvier 1874, à la déportation dans une enceinte fortifiée, le condamnait, le 26 juin 1874, à la déportation simple. Il arriva en Nouvelle-Calédonie par le Var et sa peine fut commuée, en 1878, en résidence obligatoire, puis remise l’année suivante.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article51339, notice ARDOIN Alphonse , version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 16 septembre 2018.

ŒUVRE : Les Français de l’avenir, nouveau gouvernement, Paris, 1871, Lb 57/1529. — Les nouveaux impôts, impôt sur le luxe, impôt sur ces petites dames (tract), Lb 57/1507 (cotes de la Bibl. Nat.).

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/808. — Arch. Min. Guerre, 3e conseil (n° 1743), — Arch. PPo., listes d’amnistiés.

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