AUBERT Jules, Joseph

Né le 30 décembre 1853 à Paris ; y demeurant, 20, rue Duperré (IXe arr.) ; doreur sur bois ; communard.

Pendant le 1er Siège de Paris, Jules Aubert appartint à la 3e compagnie sédentaire du 116e bataillon de la Garde nationale et, après l’armistice, travailla sans cesser de faire son service ; il continua sous la Commune, à la compagnie de marche du 116e bataillon ; il affirma n’être pas sorti de chez lui après le 21 mai 1871. Il fut arrêté le 2 juin chez le sieur Huet, son patron, 20, rue Duperré.
Le 11e conseil de guerre de Rambouillet le condamna pour port d’armes prohibées le 24 février 1872, à trois ans de prison et cinq ans de privation de ses droits civiques. Il fut incarcéré à Belle-Île-en-Mer (Morbihan) le 19 mars 1872 et transféré à Landerrneau (Finistère), le 17 novembre 1872. Sa peine lui fut remise, sauf la privation de ses droits, le 20 janvier 1873. Il se réfugia en Belgique, à Bruxelles, où son arrivée est signalée en date du 14 avril 1873.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article51464, notice AUBERT Jules, Joseph , version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 21 septembre 2018.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/776. — Arch. Dép. Morbihan, série Y, écrou 1561. — F. Sartorius, J.-L. De Paepe, Les Communards en exil. État de la proscription communaliste à Bruxelles et dans les faubourgs, Bruxelles, 1971. — Notes de M. Cordillot et J.-Y. Mollier.

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