AVOINE Maximilien, Armand, dit Avoine fils

Né le 6 décembre 1847 à Paris, (XIVe arr.) ; mort en 1922 à Londres ; membre de l’Internationale, section de Montrouge ; communard exilé à Londres et à Bruxelles.

Maximilien Avoine était le fils de Maxime, Victor Avoine. Il exerçait la profession de sculpteur ornemaniste et habitait avec son père , 26, rue Vandamme, à Paris, XIVe arr.

Avoine fut un des signataires du manifeste contre la guerre adressé aux travailleurs de tous pays, en juillet 1870.

Maximilien Avoine, simple garde durant le siège (il est dit ailleurs — cf. Arch. PPo., B a/430 — avoir été à cette époque commandant du 103e bataillon), devint membre du Comité central de la Garde nationale et fit partie, avec Chouteau et Salmon*, de la commission de la cavalerie. Le 22 avril 1871, il signa une note manuscrite en tant que délégué au ministère de la guerre. Orateur du club Saint-Pierre-de-Montrouge, son activité fut grande et il fut « le plus important des trois Avoine ».

Dans sa déposition, au cours de l’enquête parlementaire sur l’insurrection du 18 mars 1871, Tolain déclara que, sur les 35 membres du Comité central au 18 mars, deux seulement appartenaient à l’Internationale : Varlin et Avoine. Et il ajoutait : « Encore, le dernier était-il membre tout nouveau de cette association ; il avait adhéré à la section de Montrouge ; il était mal noté, différents bruits circulaient sur son compte » (nous ne savons à quels bruits fait allusion Tolain dont aucun document ne fait mention).

Par contumace, le 3e conseil de guerre le condamna à mort, le 10 septembre 1873. Il n’avait encouru auparavant aucune condamnation. Jusqu’en 1873, il vécut à Londres où il fut avec son père l’un des fondateurs de la section de l’Internationale dite Section fédéraliste française de 1871, organisée en août 1871.

Par la suite, Avoine fils habita Bruxelles. puis revint à Londres, d’où, en octobre 1879, il adressa, avec un groupe de communards, ses encouragements aux participants du congrès ouvrier socialiste de Marseille (cf. compte rendu du congrès, p. 378-386). Il fut gracié le 27 novembre 1879.

Maximilien Avoine se maria avec une anglaise, Alice Ambrose, qui fut militante de l’Internationale, et eut des enfants dont Blanche, née en mai 1873. Blanche Avoine mourut à Londres le 21 mars 1874. Une autre fille naquit le 13 septembre 1874 à Londres, Juliette. Le mois suivant, Maximilien Avoine fut témoin lors du mariage de James Finlay et Ann Ambrose à Londres, couple qui partit pour la Nouvelle-Zélande en décembre 1875. Un fils, Armand, naquit le 4 mai 1877 mais mourut dès octobre. Marcel vit le jour le 18 août 1880, toujours à Londres, et décéda en septembre. Le fils suivant porta le même prénom : il naquit le 15 février 1883 à Paris, 115 av. de Villiers mais mourut en mars.

Maximilien Avoine était revenu à Paris au début de l’année 1881, au 115 avenue de Villiers (XVIIe arr.).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article51598, notice AVOINE Maximilien, Armand, dit Avoine fils, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 30 juin 2020.

SOURCES ET BIBLIOGRAPHIE : Arch. Nat., BB 24/850, n° 7559. — Arch. Min. Guerre, 3e conseil. — Arch. PPo., B a/429, a/430, a/435. — Archives Études (IFHS). — Procès-Verbaux de la Commune de 1871, Édition critique par G. Bourgin et G. Henriot, Paris, STHVP, 2 vol., 1924-1945. — Le Réveil, 12 juillet 1870. — Déclaration de la section française fédéraliste de 1871, siégeant à Londres, Londres, Imprimerie internationale, 1871. — Notes de L. Bretonnière et de Paul Satheray (Nouvelle-Zélande). — Michel Cordillot (coord.), La Commune de Paris 1871. L’événement, les acteurs, les lieux, Ivry-sur-Seine, Les Éditions de l’Atelier, janvier 2021.

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