JEAN Jules, Casimir

Par André Balent

Né le 27 septembre 1894 à Bize (Aude), mort le 4 mai 1965 à Thuir (Pyrénées-Orientales) ; employé à la Compagnie des chemins de fer des Pyrénées-Orientales (réseau d’intérêt local) ; militant socialiste SFIO et syndicaliste CGT des Pyrénées-Orientales ; résistant ; conseiller municipal de Thuir.

Né dans une bourgade du Minervois audois, Jean Jules était le fils de Philppe Jean et de Catherine Vielmas. Il était marié avec Rachel Polazi. Il fit carrière dans les Chemins de fer des Pyrénées-Orientales dont une des lignes ayant pour origine Perpignan avait Thuir comme terminus.
Jules Jean était en poste, à la fin des années 1930, à Thuir (Pyrénées-Orientales). Il s’y établit définitivement jusqu’à sa mort.
En novembre 1936, il était secrétaire de la section socialiste SFIO de Thuir. Il fut réélu secrétaire de la section de Thuir le 28 janvier 1937 et le 25 janvier 1939. Cette section était très influente, entre 1936 et 1939, au sein de la Fédération socialiste SFIO des Pyrénées-Orientales : le secrétaire fédéral, Louis Noguères*, par ailleurs maire de Thuir et député des Pyrénées-Orientales, y adhérait. Aux côtés de la section « adulte » existait également à Thuir un important groupe des Jeunesses socialistes animé par un militant à la forte personnalité, Jo Brial qui, pendant la Seconde Guerre mondiale, connaîtra la déportation.

Le 20 avril 1937, Louis Noguères* installa Jules Jean dans ses fonctions d’administrateur du bureau de bienfaisance de la ville de Thuir.

En 1937, Jean Jules était secrétaire du syndicat (CGT) des employés de la Compagnie des chemins de fer des Pyrénées-Orientales. Il participa à la Résistance dans les rangs des MUR. En avril 1944, il réussit à échapper à une grande rafle effectuée par la Gestapo à Thuir.

À la Libération, toujours membre de la SFIO, secrétaire de la section socialiste de Thuir, Jules Jean, fut le 14 octobre 1944, désigné par le préfet comme conseiller municipal de Thuir. Il siégea dans cette assemblée communale provisoire jusqu’au renouvellement général des conseils municipaux de mai 1945. D’octobre 1944 à mai 1945, il fut membre de la commission municipale chargée des prisonniers et des déportés. Il fut élu conseiller municipal en mai 1945 (liste conduite par Louis Noguères*) et réélu en octobre 1947, mai 1953 et mars 1959 (listes conduites par Léon-Jean Grégory*). Jules Jean obtint 964 voix et fut élu au 1er tour de scrutin le 8 mars 1959 ainsi d’ailleurs que les 22 autres candidats de la « liste des libertés républicaines pour le développement économique et social de la cité » conduite par Grégory*.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article5162, notice JEAN Jules, Casimir par André Balent, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 7 octobre 2019.

Par André Balent

SOURCES : Arch. Com. Thuir : registres de l’état-civil et des délibérations du conseil municipal. — Le Socialiste des Pyrénées-Orientales, 5 novembre 1936, 4 février 1937, 22 avril 1937, 25 janvier 1939. — L’Indépendant, 9 mars 1959. — Annuaire-Guide des Pyrénées-Orientales, Nîmes, Chastanier et Alméras, 1937. — Le Cri socialiste, 9 février, 4 et 2 mars 1946. — Charles Llobères, Tu gagneras ta liberté, récit autobiographique, Thuir, 1980, p. 169.

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