BEAUTÉ Isidore

Né à Ivry-sur-Seine (Seine) le 27 novembre 1848 ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie, où il mourut.

Célibataire, Isidore Beauté avait été condamné, en 1867, par les assises de la Seine, à trois ans de prison pour vol avec effraction, et il sortit de la maison centrale de Poissy le 11 juin 1870. Il fut incorporé au 1er bataillon d’infanterie légère d’Afrique et fit la campagne de l’Est. Interné en Suisse, il revint à Paris le 17 mars 1871 et s’engagea au 184e bataillon fédéré où son père et son frère prirent du service ; il fut nommé sous-lieutenant, mais tomba malade avant la fin de la lutte.
En juin 1871, il se présenta à la Place, se fit incorporer comme soldat de 2e classe au 29e régiment d’infanterie et fut condamné par le conseil de guerre de Tours (Indre-et-Loire) à trois ans de prison pour abus de confiance et refus d’obéissance ; on reconnut sa participation à la Commune de Paris et le 4e conseil de guerre le condamna, le 14 février 1874, à la déportation dans une enceinte fortifiée, en même temps qu’à la dégradation civique ; peine commuée, le 27 novembre 1879, en dix ans de bannissement ; mais il était mort à l’hôpital de Numbo le 26 août 1879 d’« allévries » (anévrisme ?) du cœur, dit son père.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article52229, notice BEAUTÉ Isidore , version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 20 octobre 2018.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/803 et H colonies 71. — Arch. PPo., listes d’amnistiés.

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