BENIER Pierre

Tisseur, demeurant, 127, rue de Sèze, à Lyon ; membre de l’Internationale ; participant à la Commune de Lyon.

Lors de la grève des ouvriers puddleurs et chauffeurs de la fabrique de fer de la Société Cockerill, à Seraing (Belgique), une intervention de la troupe, 9-12 avril 1869, provoqua des scènes d’émeute. Pierre Benier fut un des onze délégués de la section lyonnaise de l’Association Internationale des Travailleurs, signataires d’une adresse de solidarité aux membres du Conseil général des sections belges de l’Internationale. Cette adresse soulignait qu’il n’y aurait « pas de liberté, pas de fraternité, pas de paix possibles sans l’extirpation des racines mêmes du mal social, sans l’établissement de la solidarité humaine dans l’égalité économique ». (Adresse publiée dans l’Internationale du 2 mai 1869, et dans Testut).
Le 4 septembre 1870, le Comité de Salut public le nomma garde urbain. Compromis dans l’insurrection communaliste lyonnaise du 23 mars 1871, il fut arrêté et condamné à un mois de prison. Antérieurement, le 6 juin 1855, il avait été condamné, à Lyon, à deux mois de prison et 25 f. d’amende pour abus de confiance. Voir Honoré Richard.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article52379, notice BENIER Pierre , version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 6 août 2021.

SOURCES : Arch. Dép. Rhône, série M, notice individuelle n° 274. — l’Internationale du 2 mai 1869. — Gazette des Tribunaux, août-septembre 1871. — O. Testut, L’Internationale, 7e édition, Paris, Versailles 1871, p. 239-240.

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