BERCOT Jean-Baptiste

Né le 17 mai 1833 à Damprichard (Doubs) ; horloger ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Né à Damprichard (Doubs), demeurant à Paris, Jean-Baptiste Bercot, célibataire, était horloger. Ancien militaire qui avait fait quatorze ans de service dont sept ans au 56e régiment de ligne où il était caporal-sapeur et sept ans dans la Garde de Paris, il avait été libéré en 1868 et s’était établi horloger ; il avait été l’objet de plaintes en abus de confiance ; il rendit les montres et échappa aux poursuites.
Pendant le 1er Siège de Paris, il fut lieutenant des Cavaliers de la République sous les ordres du commandant Dardelle. Après le 18 mars 1871, il fut nommé lieutenant de l’état-major de Dardelle, devenu commandant des Tuileries ; il prétendit s’être retiré le 12 avril et n’avoir plus fait aucun service ; mais, d’après certaines pièces, il fut alors à l’état-major de Dombrowski. Il fut arrêté le 24 mai dans une maison de l’avenue de Clichy.
Le 9e conseil de guerre le condamna, le 29 novembre 1871, à la déportation dans une enceinte fortifiée et à la dégradation civique ; peine commuée, le 7 mai 1872, en déportation simple et remise le 14 février 1877, la résidence obligatoire elle-même étant remise le 15 janvier 1879. A Nouméa il s’intéressait au nickel de même que Thévenet, Duchêne, Colson et fréquentait le patron du Café Français, Louis Wouters.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article52444, notice BERCOT Jean-Baptiste , version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 20 février 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/738. — Arch. Min. Guerre, 3e conseil n° 2582 (qui valide un jugement du 9e conseil). — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Arch. PPo., listes de contumaces. — Gérard Hamon, Retour en France d’un communard déporté, Rennes, Pontcerq, 2016, p. 219.

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