BERGÈS Alexandre, Pierre, Henri, Théophile, dit Legrand

Né le 1er octobre 1851 à Mareuil (Dordogne) ; demeurant à Paris, rue de la Harpe (Ve arr.) ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Célibataire et sans profession, Alexandre Bergès écrivait à un ami, en 1869 : « Comprends-tu donc que l’homme, par cela même qu’il est né dans la misère, quoique rempli des plus nobles aspirations soit l’opprimé d’une caste néfaste qui n’a de puissance et de médiocrité que par le métal vil qu’on appelle l’or ? »
Garde mobile pendant le 1er Siège de Paris, il fut nommé par Rigault, le 14 avril 1871, sous-chef à la préfecture de police. Le 10 mai, il aurait démissionné et serait resté chez lui jusqu’au 4 juin, jour de son départ de Paris. Il fut arrêté fin juin en gare de Culoz (Ain) et se présenta sous le nom de Legrand — il s’était approprié les papiers d’un ami. D’après le commissaire du gouvernement, il n’avait déploré qu’une chose, c’est que la Commune n’ait pas triomphé.
Il fut condamné, le 9 janvier 1872, par le 8e conseil de guerre, à la déportation dans une enceinte fortifiée, sa peine fut commuée, le 23 mai 1872, en déportation simple, mais il fut condamné, le 27 juin 1875, par le 2e conseil de guerre de l’île des Pins (Nouvelle-Calédonie), à cinq ans de prison et cinq ans de surveillance pour complicité d’évasion. Sa bonne conduite et son repentir lui valurent remise de sa peine, le 15 janvier 1879, et il rentra par la Picardie.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article52472, notice BERGÈS Alexandre, Pierre, Henri, Théophile, dit Legrand , version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 30 octobre 2018.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/738. — Arch. PPo., listes d’amnistiés.

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