BERTON Jean-François

Par Notice revue et complétée par M. Cordillot.

Né en 1835 à Pont-de-Planches (Haute-Saône). Cordonnier, puis garçon de bureau. Communard. En exil à Londres, militant très actif de la proscription. Franc-maçon.

Marié et père d’un enfant, Jean-François Berton était cordonnier. Il avait été condamné, en 1855, à Paris, à un jour de prison pour violences. De 1868 à 1869, il habita Charonne où il était marchand de chaussures. Ami de Sapia, il fut arrêté en 1869 pour une affaire de bombes, puis bénéficia d’un non-lieu.
Durant la Commune de Paris, il fut garde au 67e bataillon fédéré et prit part à la surveillance de la prison Sainte-Pélagie. Le 4e conseil de guerre le condamna par contumace, le 24 septembre 1872, à la déportation dans une enceinte fortifiée.
Jean-François Berton avait en effet put s’enfuir en Angleterre, à Londres, où il trouva un emploi de garçon de bureau dans une fabrique d’instruments de musique pour l’armée. Il semble avoir été très actif dans les rangs de la proscription. En 1872, il fut affilié à la loge maçonnique révolutionnaire « la Fédération » fondée par Vésinier et Landeck en mai. À la même date, il était membre de la commission administrative de la Société des Réfugiés de la Commune (L’Union démocratique, quotidien français de Londres, 31 août 1872). Détaché du blanquisme, il signa pourtant le manifeste du groupe blanquiste de la Commune révolutionnaire en juin 1874, la brochure Aux Communeux, déclaration athée, communiste, révolutionnaire, et, en 1875, il faisait toujours partie de la « Société des réfugiés ».
On peut penser qu’il y a identité avec le Berton fondateur de l’école française organisée à Londres par les réfugiés de la Commune et destinée aux enfants des proscrits. Voir Huguenot.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article52691, notice BERTON Jean-François par Notice revue et complétée par M. Cordillot., version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 13 novembre 2018.

Par Notice revue et complétée par M. Cordillot.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/840, BB 24/853 et BB 27. — Arch. PPo., B a/429 et listes d’amnistiés. — Arch. PPo., B a/434, rapport du 25 juillet 1875. — L’Union démocratique, Londres, 31 août 1872. — André Combes, « Les Philadelphes et autres loges de Communards... », Chroniques d’histoire maçonnique, n° 35, 2 e semestre 1985.

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