BEZIER Honoré, Antoine

Né le 13 juillet 1835 à Paris, y demeurant ; comptable ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Honoré Bezier était marié et père d’un enfant. Domicilié, en 1870, 108, rue du Chemin-Vert (XIe arr.), pendant le 1er Siège de Paros, il fut garde à la 3e compagnie du 58e bataillon de la Garde nationale et fit partie du Conseil de famille de sa compagnie ; il était caporal-fourrier quand l’insurrection éclata ; il fut membre du sous-comité de la rue Basfroi (XIe arr.) institué par le Comité central ; le sous-comité s’était installé à la mairie du boulevard Voltaire ; jusqu’au 25 mai 1871, Bézier fut caissier du sous-comité et principal préposé au service des secours et aliments aux fédérés nécessiteux ; il faisait également partie de la délégation municipale — Voir Capellaro.
Il aurait été condamné une fois à 25 f. d’amende pour querelle avec un commissaire de police ; arrêté après la Commune, il bénéficia d’un premier non-lieu le 28 décembre 1871 ; puis il fut condamné, le 14 août 1872, par le 5e conseil de guerre, à la déportation dans une enceinte fortifiée. Il arriva à Nouméa le 28 septembre 1873. Sa peine fut commuée, le 12 décembre 1878, en déportation simple, et remise le 15 janvier 1879. Il rentra en France par la Picardie. Son fils était mort à vingt ans, le 26 juin 1876.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article52796, notice BEZIER Honoré, Antoine , version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 16 novembre 2018.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/780. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Murailles... 1871, op. cit., 5 avril. — Note de Louis Bretonnière.

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