BIERNACKI Joseph ou BIERNASKI

Né le 7 mars 1836 à Kielce (Pologne) ; menuisier ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Joseph Biernacki s’était réfugié en France après le soulèvement polonais de 1863 et servit pendant le 1er Siège de Paris dans les Éclaireurs de la Seine ; puis il fut licencié. Il était domicilié à Paris, rue de la Nation. Au moment du 18 mars 1871, il fut envoyé en subsistance à la caserne Napoléon ; le 22 avril, il s’enrôla à la 1re compagnie du 129e bataillon de la Garde nationale ; le 9 mai, il suivit ce bataillon à Gentilly ; le 14, il alla pour deux jours aux tranchées de Cachan, puis retourna à Gentilly jusqu’au 21 mai et rentra à Paris ; le 23, il remit son fusil à la troupe qui avait pris possession de son quartier et fut arrêté chez lui le 29. On le dit zélé partisan de la Commune.
Le 6e conseil de guerre le condamna, le 18 avril 1872, à la déportation dans une enceinte fortifiée, peine commuée, le 10 septembre 1872, en déportation simple ; il arriva à Nouméa le 4 mai 1873. La résidence obligatoire fut supprimée le 19 novembre 1878 sous condition d’expulsion ; ses notes de déportation étaient bonnes, mais on le représentait comme « très exalté ».
Voir W. Wroblewski.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article52852, notice BIERNACKI Joseph ou BIERNASKI , version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 28 juillet 2021.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/746. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Krystyma Wyczanska, Polacy W Komunie Paryskiej 1871 R, Varsovie, 1957. — Notes de Louis Bretonnière.

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