KAYSER Charles [KAYSER Louis, Charles]

Par Léon Strauss

Né le 29 octobre 1890 à Barr (Basse-Alsace, Alsace-Lorraine), mort le 30 juin 1963 à Mulhouse (Haut-Rhin) ; chaudronnier, puis ouvrier aux ateliers des chemins de fer de Mulhouse ; social-démocrate, puis socialiste SFIO, puis communiste ; syndicaliste libre, puis CGT, puis CGTU, puis CGT ; président de la section du Haut-Rhin de l’Union des syndicats (CGT, puis CGTU, puis CGT) de cheminots d’Alsace et de Lorraine ; président de l’Union départementale CGTU du Haut-Rhin, puis de l’Union locale CGTU de Mulhouse, puis secrétaire général adjoint de l’Union départementale CGT du Haut-Rhin (1936-1939) ; conseiller municipal de Mulhouse.

Fils de Louis Napoléon Kayser et de Marie Madeleine Wolff, tous deux catholiques, Charles Kayser entra en 1906 au syndicat libre (social-démocrate) des chaudronniers de Mulhouse. Il devint président de la section de ce syndicat pour la Haute-Alsace (1913-1914). Il milita successivement aux Jeunesses social-démocrates (1907-1910), au Parti social-démocrate (1913-1918), au Parti socialiste SFIO (1919-1920) et au Parti communiste à partir de 1921.
Devenu ouvrier aux ateliers des chemins de fer de Mulhouse, il fut responsable pour le Haut-Rhin de l’Union des syndicats (CGT, puis CGTU) de cheminots d’Alsace et de Lorraine (1921-1927). Il présida aussi successivement l’Union départementale CGTU du Haut-Rhin, puis l’Union locale de Mulhouse. En cette qualité, il fut l’un des instigateurs de l’assaut mené contre la prison de Mulhouse par les manifestants du 12 février 1934 pour libérer trois grévistes de l’usine de l’Ile-Napoléon arrêtés pour entrave à la liberté du travail. En janvier 1936, il fut élu secrétaire général adjoint de l’Union départementale CGT du Haut-Rhin réunifiée, mais après le congrès des 22-23 mai 1937, il n’était plus qu’assesseur.
Il était en 1938 secrétaire de la section communiste de Mulhouse-Nord. Il fut candidat du Parti communiste aux élections législatives en 1924, 1928 (à Mulhouse-Campagne), 1932 (à Mulhouse-Campagne) et 1936. Il avait été élu au conseil municipal de Mulhouse en 1935. En 1936-1937, il fut membre de la commission de contrôle financier du PCF. Il signa en février 1940 une déclaration de rupture avec le Parti communiste, condamnant le pacte germano-soviétique et les agressions soviétiques contre la Pologne et la Finlande. Il fut cependant interné par les autorités françaises, d’abord près de Besançon (Doubs), puis au Château Sablou en Dordogne. Il figurait sur la liste des dirigeants communistes de Mulhouse établie par la Gestapo à Strasbourg le 19 septembre 1940. À cette date, il n’était pas encore rentré à Mulhouse.
Après la Libération de cette ville, il fut réintégré au conseil municipal. Vice-président du Syndicat des locataires du Haut-Rhin jusqu’en 1939, il appela en 1945 à l’unité dans la nouvelle Union des locataires et s’éleva contre la (re)constitution d’un Syndicat des locataires du Haut-Rhin. Il figura les 6 et 7 juillet 1945 au bureau du congrès de l’Union des syndicats CGT de cheminots d’Alsace et de Lorraine à Bischheim (Bas-Rhin) et fut réélu au conseil d’administration. Membre du bureau de l’UD du Haut-Rhin, il figura parmi les signataires de la déclaration appelant au maintien de l’unité syndicale publiée dans le quotidien socialiste SFIO Le Républicain du Haut-Rhin, du 13 décembre 1947 et dans Le Syndicaliste, organe de l’UD, du 23 décembre.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article5287, notice KAYSER Charles [KAYSER Louis, Charles] par Léon Strauss, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 20 mars 2012.

Par Léon Strauss

SOURCES : Arch. Dép. Bas-Rhin, 98 AL 683. — L’Humanité, Metz,11 avril 1928 (photo). — La Voix du Peuple, janvier 1936. — L’Humanité, 27 janvier 1936. — Der Republikaner, Mulhouse, 3 février 1940. — Républicain du Haut-Rhin, 1er mai 1945. — Heimat unterm Hakenkreuz, Strasbourg, 1953. — François-Georges Dreyfus, La vie politique en Alsace 1919-1936, Paris, 1969, p. 121. —Léon Strauss, in : Jean-Pierre Rioux, Les communistes français de Munich à Châteaubriant, Paris, 1987, p. 380. — DBMOF, tome 32, p. 350. — Témoignage d’André Humbrecht dans le Bulletin du centre régional Alsace de l’Institut CGT d’histoire sociale, hors série 1936 en Alsace, s.d. [1986], p. 46. — Léon Tinelli, dans le même Bulletin ..., 1988, n° 3, p. 15, 18. — Le Cheminot unifié, Strasbourg, 1er août 1945, 1er septembre 1945. — Nouveau Dictionnaire de Biographie alsacienne, fasc. n° 20, Strasbourg, 1993, p. 1907.

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