BOISSEAU Joseph, Alexandre

Né le 13 janvier 1841 à Meaux (Seine-et-Marne) ; demeurant à Paris ; journalier ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Joseph Boisseau était célibataire. Il avait subi huit condamnations dont cinq pour vol ou escroquerie, deux pour rupture de ban et une pour contravention à arrêté administratif — le tout échelonné de 1861 à 1869 et comportant de quinze jours à un an de prison.
En septembre 1870, il entra au 233e bataillon de la Garde nationale et continua après le 18 mars 1871 ; dans le courant d’avril, il alla dix-huit jours à la porte des Ternes, puis, à partir du 23 mai, se cacha dans une cave de sa maison avec d’autres locataires ; il fut découvert le 27 par des fédérés et dut monter la garde à une barricade de la rue de Paris ; il fut arrêté le 28, chaussée de Ménilmontant, cherchant à s’échapper.
Le 11e conseil de guerre le condamna, le 5 mars 1872, à la déportation simple ; il arriva à Nouméa le 4 mai 1873. Amnistié en 1879, il fut rapatrié à Brest par le Navarin. Il était alors considéré comme idiot.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article53197, notice BOISSEAU Joseph, Alexandre , version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 3 décembre 2018.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/752 et BB 27. — Note de Louis Bretonnière.

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