BOISSIER Louis

Né en janvier 1824 à Nîmes (Gard) ; dessinateur à Paris ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Marié, père d’un enfant, ambulancier pendant la guerre contre la Prusse, il passa en Belgique en octobre 1870. De retour à Paris fin janvier 1871, il entra comme simple garde à la 8e compagnie du 249e bataillon de la Garde nationale où il demeura après le 18 mars. Il faisait partie d’une société dite Nîmoise qui tenait ses réunions à l’École Turgot. « Il prétend n’avoir pas été membre de l’Internationale », mais, dans une profession de foi adressée aux gardes nationaux, le 25 mai, il se déclare « partisan dévoué et le propagateur des principes de l’Internationale ». Il est difficile d’affirmer que c’est lui qui appartint à la section des Batignolles. Toutefois, s’il fut sympathisant actif de la Commune, il ne fut pas membre de la Commune, comme le dit O’Reilly, op. cit.
Le 6e conseil de guerre le condamna, le 27 février 1873, à la déportation dans une enceinte fortifiée. Sa peine fut commuée, le 11 juin de la même année, en celle de déportation simple. Il arriva à Nouméa le 8 décembre 1873. En janvier 1876, son frère, contremaître depuis vingt-deux ans à la manufacture Pallier, à Nîmes, rédigea un recours en grâce en sa faveur, mais le condamné ne fut gracié que le 15 janvier 1879 et rentra en France par le Calvados. Il n’avait subi auparavant aucune condamnation.
En Nouvelle-Calédonie, Boissier avait fait des lithographies et des pointes sèches dont certaines figurent dans la collection du gouverneur général Bouge.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article53207, notice BOISSIER Louis, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 3 décembre 2018.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/789, n° 2203 (rapport à la commission des grâces, mai 1873). — Patrice O’Reilly, Calédoniens, répertoire biobibliographique de la Nouvelle-Calédonie, Paris, Société des Océanistes, 1953. — Note de Louis Bretonnière.

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