BOISSONNADE Étienne

Né le 2 octobre 1828 à Montjézieu (Lozère) ; restaurateur ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Étienne Boissonnade était marié, père de deux enfants ; ancien soldat au 78e régiment d’infanterie, décoré de la médaille d’Italie, libéré en 1862 avec un certificat de bonne conduite.
Pendant le 1er Siège de Paris, il fut capitaine de la 1re compagnie de marche au 28e bataillon de la Garde nationale ; sous la Commune, le 6 avril 1871, il fut élu commandant ; il passa un mois à Passy, puis rentra le 13 mai à Paris et, dans la nuit du 18 au 19, fut envoyé à Neuilly ; il revint le 20 et aurait licencié son bataillon le 25.
Le 4e conseil de guerre le condamna, le 16 janvier 1872, à la déportation simple et à la dégradation civique. Il arriva à Nouméa le 9 février 1873. Sa peine fut commuée, le 24 juin 1876, en sept ans de détention. Il rentra, en 1877, par le Navarin.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article53214, notice BOISSONNADE Étienne , version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 3 décembre 2018.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/745 et BB 27. — Note de Louis Bretonnière.

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