BOITTIAUX Pierre, Joseph

Né le 21 février 1836 à Troisvilles (Nord), mort avant le 1er septembre 1878 en Nouvelle-Calédonie ; communard, mort en déportation.

Demeurant à Puteaux (Seine), 15, rue Mars-et-Roty ; célibataire, il vivait en concubinage avec une fille publique, plusieurs fois condamnée pour vol et était apprêteur teinturier. Il avait lui-même subi deux condamnations, l’une, le 30 novembre 1860, à quinze jours de prison pour voies de fait envers un agent de la force publique, l’autre, le 20 mai 1862, à quatre ans pour attentat à la pudeur.
Durant le 1er Siège de Paris, Boittiaux appartint au 37e bataillon de la Garde nationale, recruté à Puteaux, et rendit ses armes fin avril 1871 ; le 11 mai, il fut arrêté par un sergent du 72e régiment de ligne parce qu’il conseillait à un groupe de soldats de passer à la Commune. Boittiaux dit avoir été ivre et ne se souvenir de rien.
Il fut condamné, le 16 mars 1872, à cinq ans de travaux forcés ; ses notes étaient assez bonnes en Nouvelle-Calédonie pour que le gouverneur émît l’avis qu’un rapatriement gratuit pourrait lui être accordé à sa libération, mais une note du 20 mars 1879 le porte disparu le 1er septembre 1878 du pénitencier de Bourail — tué sans doute par les Canaques.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article53226, notice BOITTIAUX Pierre, Joseph , version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 4 décembre 2018.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/762. — Arch. PPo., listes d’amnistiés.

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