BONNARD François, Marie

Né le 27 mars 1829 à Paris ; y demeurant, 36, rue Frémicourt (Grenelle) ; charpentier ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était marié, père d’un enfant ; il vivait en concubinage avec une femme mariée. Ancien voltigeur de la Garde, François Bonnard servit comme sergent, pendant le 1er Siège de Paris, à la 1re compagnie de marche du 26e bataillon de la Garde nationale, composé en majorité d’habitants de Saint-Ouen ; il continua sous la Commune et, au début de mai 1871, fut nommé capitaine de la 5e compagnie sédentaire du même bataillon.
Le 5e conseil de guerre le condamna, le 3 mai 1872 (ou 1873), à la déportation simple et à la dégradation civique. Il arriva à Nouméa le 28 septembre 1873. Sa peine fut commuée, le 5 avril 1877, en sept ans de détention. Il rentra par la Loire. Il fut incarcéré le 15 janvier 1878 à Belle-Île-en-Mer (Morbihan) et gracié le 22 mai ou le 4 juin 1878.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article53300, notice BONNARD François, Marie, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 8 décembre 2018.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/787, BB 27 et H colonies 72. — Arch. Dép. Morbihan, série Y, écrou 2953. — Note de J.-Y. Mollier. — Note de Louis Bretonnière.

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