BORNET Jacques

Né vers 1816 ; mort à Delémont (Suisse) au début de mai 1873. Se disant homme de lettres et surnommé « le trouvère du XIXe siècle », Jacques Bornet aurait été « un émissaire des plus actifs de la Commune de Paris ».

Il avait été condamné, le 14 novembre 1871, par la cour d’assises du Puy-de-Dôme, pour excitation à la haine des citoyens les uns contre les autres. Voici en quels termes s’exprimait alors à son sujet le premier président de la cour de Riom : « Un illuminé, un poète sans succès, un démagogue ardent [...] donnant des lectures et des conférences, et se livrant parfois, en plein air, à des élucubrations politiques assez actives sur les masses populaires pour qu’à la suite de l’une des allocutions dont il a maintenant à répondre devant la justice, un auditeur entraîné ait proposé à la foule qui s’était rassemblée sur la place de Saint-Germain-Lembron (Puy-de-Dôme) d’arborer le drapeau rouge. » (Cf. Enquête parlementaire sur l’insurrection du 18 mars 1871, rapport du premier président de la cour de Riom, 8 septembre 1871, p. 124.)
En 1873, Jacques Bornet comparut à nouveau en justice et le tribunal correctionnel d’Auxerre le condamna à six mois de prison et 200 F d’amende pour distribution et colportage d’écrits sans autorisation et pour avoir tenu des réunions publiques sans avoir rempli les formalités légales. C’est pour échapper à cette condamnation qu’il se serait réfugié en Suisse.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article53452, notice BORNET Jacques, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 13 janvier 2021.

SOURCE : Arch. Dép. Haute-Savoie, série M 4, affaires politiques, 1873.

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