Né le 7 mars 1843 à Villefranche (Aveyron) qui peut être Villefranche-de-Pant ou Villefranche-de-Rouergue ; demeurant à Paris, 35, rue Perreval (Perceval, XIVe arr. ?) ; tailleur d’habits ; communard.
Sylvain Bouisson était marié, père de deux enfants. Pendant la Commune de Paris, il revêtit un uniforme, mais ne fit aucun service, semble-t-il ; il alla, dit-on, à la préfecture de police, mais rien ne fut prouvé de façon précise. Il fréquentait les clubs, notamment celui de l’École de Médecine ; on lui reprocha avant tout une arrestation illégale, celle d’un ancien lieutenant de la Garde nationale comme ancien gendarme, agent de l’ex-préfecture, cachant des armes et des munitions, entretenant des relations avec l’ennemi, ayant facilité la fuite d’un militaire (« plusieurs de ces faits étaient exacts »). Sylvain Bouisson quitta Paris fin juin 1871 ; il fut arrêté à Villefranche (Aveyron) le 30 juillet.
On rappela qu’il était titulaire de trois condamnations pour vol, mendicité, et voies de fait : huit jours de prison en 1861, un mois en 1862, deux mois en 1863. Le 3e conseil de guerre le condamna, le 3 avril 1872, à vingt ans de travaux forcés, peine commuée, le 17 mai 1879, en cinq ans de bannissement.
SOURCES : Arch. Nat., BB 24/749 et BB 27. — Arch. PPo., listes d’amnistiés.