BOURGEOIS Adolphe

Né le 11 mai 1821 à Besançon (Doubs), mort le 1er octobre 1876 en Nouvelle-Calédonie ; communard, mort en déportation.

Il demeurait à Paris, rue Ramée (Ramey ? XVIIIe arr.), était marié et père de cinq enfants. En 1863, Adolphe Bourgeois avait été condamné à Lyon, à trois mois de prison et à 25 F. d’amende pour abus de confiance.
Plombier, employé dans un arsenal, prétendit-il, il aurait obtenu un premier prix de tir à Besançon et, pendant le 1er Siège de Paris, devint lieutenant dans l’artillerie de la Garde nationale ; même grade lui fut conféré par élection sous la Commune, vers le 15 avril 1871. Il prétendit n’avoir pas fait de service actif, tandis que la police le disait « dangereux partisan de la Commune, présent aux sorties de Neuilly, Asnières, Issy, Vanves, aux bastions 62 et 64. »
Le 3e conseil de guerre le condamna, le 4 octobre 1871, à la déportation dans une enceinte fortifiée ; détenu un temps à l’île d’Oléron, il fut noté pour son indiscipline. Sa peine fut commuée, le 18 mai 1872, en déportation simple, puis, le 17 novembre 1876, en huit ans de détention. Il serait mort à l’île des Pins à la suite d’une apoplexie cérébrale suivie de paralysie du côté gauche et de la perte des facultés mentales.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article53730, notice BOURGEOIS Adolphe, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 13 janvier 2022.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/744, 770, et BB 27.

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