BRIFFAULT Louis, Auguste

Né le 8 janvier 1839 à Batignolles-Monceau (Seine) ; plaqueur en argent, il habitait rue Popincourt (XIe arr.) ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il vivait avec une femme dont il avait eu deux enfants. Ancien militaire rappelé à l’activité en vertu de la loi du 10 août 1870, caporal au 81e régiment de ligne, Louis Briffault fut condamné pour désertion à deux ans de travaux publics, le 28 décembre. Il purgeait sa peine à la Roquette lorsque le 18 mars 1871 le libéra ; il demanda asile à son frère, père de six enfants, qui demeurait rue Neuve-Popincourt. Les deux frères s’engagèrent courant mars au 140e bataillon de la Garde nationale, qu’ils abandonnèrent en mai. Arrêté le 28 juin 1871, Louis Briffault nia avoir pris part aux derniers combats ; il fut impossible de préciser la date à laquelle il avait cessé de servir la Commune, mais le 1er conseil de guerre le condamna pourtant à la déportation dans une enceinte fortifiée et à la dégradation militaire, le 23 octobre 1871 : peine commuée en déportation simple, le 26 juin 1873. Il arriva à Nouméa le 8 décembre 1873, puis sa peine fut remise le 15 janvier 1879. Il rentra par le Tage.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article54060, notice BRIFFAULT Louis, Auguste, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 29 décembre 2018.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/792. — Gazette des Tribunaux, 1er novembre 1871. — Arch. PPo., listes d’amnistiés.

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