Né le 2 décembre 1838 à Paris ; y demeurant, 42, rue Saint-Louis-en-l’Île (IVe arr.) ; serrurier ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.
Célibataire, il vivait en concubinage. Ancien militaire, il servit pendant le 1er Siège de Paris dans l’artillerie auxiliaire et, libéré le 15 mars 1871, travailla, dit-il ; il fut incorporé le 1er mai dans la 4e compagnie de marche du 219e bataillon de la Garde nationale et soutint s’être retiré chez sa mère le 15 mai, puis n’avoir plus pris part à l’insurrection, allégations démenties par plusieurs témoignages.
Il fut arrêté le 9 novembre, et le 5e conseil de guerre le condamna, le 26 avril 1872, à la déportation simple et la dégradation civique. Il arriva à Nouméa le 4 mai 1873. Sa peine fut commuée, le 5 novembre 1877, en sept ans de détention, puis remise le 9 novembre 1878 ; il rentra par le Navarin.
SOURCES : Arch. Nat., BB 24/766 et BB 27. — Note de Louis Bretonnière.