CARIA François, Alexandre

Né le 10 juin 1814 à Mont-Notre-Dame (Aisne) ; habitant, 66, rue Croix-Nivert, à Paris, XVe arr. ; compromis durant la Commune de Paris avec ses fils Léopold et Léon, Octave, aux côtés du général Eudes.

Il était marié avec Honorine Michaud, père de deux enfants. François Caria était charpentier ou scieur de long à l’usine Gouin aux Batignolles ; il avait été condamné, en 1846, à quinze jours de prison pour coups et blessures.

Il servit comme garde au 155e bataillon de la Garde nationale durant le Siège ; sous la Commune de Paris, ses fils le mirent en relations avec Eudes qui lui accorda sa confiance et installa la famille à la Légion d’honneur ; François Caria fut présenté au conseil de guerre comme « chef du petit état-major » et membre du peloton d’exécution à la cour martiale. Il fut accusé d’avoir aidé ou assisté au pillage de la Légion d’honneur ; de surcroît, seul présent, « Caria paie pour son fils. C’est un otage » (Le Mot d’ordre, novembre 1879).

Il fut incarcéré à Rochefort, puis le 20e conseil de guerre le condamna, le 6 juillet 1872, à vingt ans de travaux forcés et 5.000 f. d’amende, peine commuée en dix ans de bannissement en 1879. Il rentra par la Creuse.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article54582, notice CARIA François, Alexandre, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 29 janvier 2020.

SOURCES : Arch. Nat., H colonies 131. — Jean Maitron, « En dépouillant les archives du général Eudes », L’Actualité de l’Histoire, n° 6, janvier 1954. — Louis Bretonnière, Roger Pérennès, L’Internement des prévenus de la Commune à Rochefort, Nantes, 1995. — Notes de M. Cordillot.

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