CARON François, Nicolas

Né le 7 janvier 1837 à Paris ; y demeurant, 98, boulevard de la Villette (Xe arr.) ; chauffeur ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Marié, père d’un enfant, il se sépara de corps et de biens de sa femme qu’il abandonna, et vécut depuis 1869 avec une concubine dont il légitima les deux fils. Il avait servi sept ans au 23e régiment d’infanterie et pendant son congé fut condamné, le 15 janvier 1861, à un an de prison pour outrages envers un supérieur, puis, le 26 août 1865, à un mois de prison pour coups et blessures ; le 4 octobre 1870, à six jours pour vol et coups.
Pendant le 1er Siège de Paris, il fut caporal, puis sergent à la 2e compagnie de marche du 197e bataillon de la Garde nationale ; au début d’avril 1871 il était élu capitaine et conduisit sa compagnie à Neuilly où elle ne resta, d’après lui, qu’un jour et demi.
Le 10e conseil de guerre le condamna, le 18 novembre 1871, à la déportation dans une enceinte fortifiée et à la dégradation civique. Il arriva à Nouméa le 9 février 1873. Sa peine fut commuée, le 7 juillet 1876, en déportation simple, puis, le 19 juillet 1878, en huit ans de détention ; le reste de sa peine lui fut remis le 15 janvier 1879.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article54633, notice CARON François, Nicolas, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 18 janvier 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/757. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Note de Louis Bretonnière.

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