CARRIER Jean

Né le 29 décembre 1848 à Saint-Étienne (Loire) ; « affilié à l’Internationale » ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était célibataire. Chef armurier au 2e bataillon des Francs-Tireurs de Paris pendant le Siège, puis, en cette même qualité, capitaine au 268e (ou 168e ?) bataillon fédéré, il fut arrêté à l’issue de la lutte. Il écrivait alors au député Greppo, le 30 juin 1871 : « Les événements du 18 mars étant arrivés, un homme qui se croyait sans tache devait-il balancer entre les membres de la défense nationale ou ceux de la Commune ? Non », car les premiers ont trahi leurs promesses de ne pas capituler. Et le 11 juillet suivant, il affirmait à sa tante de Saint-Étienne qui l’avait élevé : « Si les hommes de la Commune n’étaient pas tous honnêtes, le principe était bon. » Un mois plus tard, écrivant à la même personne, il laissait entendre que la revanche viendrait.
Le 14e conseil de guerre le condamna, le 30 janvier 1872, à la déportation dans une enceinte fortifiée. Il arriva à Nouméa le 25 septembre 1872.
Par la suite, il fit un recours en grâce, date non indiquée, par lequel il assurait regretter « amèrement d’avoir pris part à l’insurrection de 1871 ».

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article54683, notice CARRIER Jean, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 4 mai 2022.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/821, n° 3279 et H colonies 75. — Note de Louis Bretonnière.

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