LALOUETTE André

Par Julien Cahon, Marie-Louise Goergen

Né le 15 décembre 1899 à Apremont (Ardennes), mort en septembre 1990 ; cheminot ; résistant ; syndicaliste CGT et militant communiste de la Somme ; membre du comité fédéral (1947-1948) ; secrétaire général du syndicat CGT des Cheminots d’Amiens-Longueau ; conseiller municipal de Longueau.

Ardennais d’origine, André Lalouette entra à la compagnie des chemins de fer du nord et fut affecté au dépôt de Rouen au lendemain de la Première Guerre mondiale. Il arriva à Longueau en 1934, où son activité militante le fit rapidement remarquer. Membre de la commission administrative de l’Union départementale CGT de la Somme en février 1946, André Lalouette fut réélu en 1948 et devint secrétaire adjoint de l’UD. Il fut à la même époque membre de la commission des résolutions de l’UD-CGT et secrétaire général du syndicat CGT des cheminots d’Amiens-Longueau (Somme), fonction qu’il occupa jusqu’à son départ en retraite. Il succéda, à ce poste, à Georges Leraillé. Ce dernier, en poste depuis 1945, avait été sanctionné à la suite des grèves de 1947. André Lalouette choisit apparemment de ne pas exploiter le conflit qui avait éclaté à la SNCF en juin 1947, un mois après le départ des ministres communistes du gouvernement : alors que les cheminots d’Amiens et Longueau débrayaient pour protester contre la réduction de la ration de pain, il affirma la nécessité d’assurer le trafic de denrées alimentaires « car il ne faut pas affamer la population » et afin de ne pas dresser l’opinion public contre les cheminots. Il fit partie du conseil national de la Fédération CGT des cheminots de 1951 à 1953.

Militant communiste, André Lalouette avait pris une part active à la résistance, en particulier à l’édition de tracts et journaux, ainsi qu’à la diffusion du matériel de propagande. Ayant conservé une collection de ces tracts, brochures et journaux de la clandestinité, il avait décidé de les verser aux archives de la fédération du parti suite à son départ en retraite, en 1955. Membre de la section PCF de Longueau après la Seconde Guerre mondiale, André Lalouette accéda au comité fédéral du Parti communiste en 1947 et en 1948. Il fut élu conseiller municipal de Longueau, et s’opposa au maire Louis Prot* dans le cadre de ce qu’il est convenu d’appeler « l’affaire Prot ». André Lalouette dut démissionner de son mandat sur ordre de la fédération.

À la retraite, il devint secrétaire du syndicat des cheminots retraités d’Amiens-Longueau, mais quitta le département en mars 1955 pour Serqueux.
De retour dans la Somme, André Lalouette fut élu au secrétariat fédéral du 4e secteur fédéral CGT cheminots ainsi que membre de la commission administrative de l’UD-CGT de la Somme, en 1965 et 1966, au moins. De 1966 à 1969, André Lalouette était membre du bureau de l’UD-CGT.

En mars 1981, il fut signataire d’un appel des « résistants communistes » de la Somme contre la tentative de débauchage du PS, suite aux déclarations de Lionel Jospin qui invitait la génération de la résistance à rejoindre le PS ». En 1982, un article du Travailleur de la Somme, hebdomadaire départemental du PCF, le présentait comme « trésorier de la section de Longueau depuis fort longtemps »

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article5487, notice LALOUETTE André par Julien Cahon, Marie-Louise Goergen, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 14 octobre 2020.

Par Julien Cahon, Marie-Louise Goergen

SOURCES : Arch. Dép. Somme, 21W170, 1124W10, 1471W16 — Le Travailleur de la Somme, 1944-1982 — La Tribune des cheminots. — Comptes rendus des congrès fédéraux. — Notes de Jean-Pierre Besse et de Jean-Pierre Bonnet.

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