CHALBERT Théodore

Né le 3 juillet 1844 à Luxembourg — Voir N. Weber ; ferblantier ; adhérent de l’AIT ? ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie, où il mourut.

Théodore Chalbert habitait Paris ; il était veuf, sans enfant. Vers la fin de l’Empire, il faisait de la propagande en faveur de l’Internationale, et des témoins dirent avoir été par lui sollicités d’adhérer. Cependant Théodore Chalbert nia avoir été lui-même adhérent.
Le 14 août 1870, lors de l’attaque blanquiste contre la caserne de pompiers de la Villette, il harangua la foule, prétendirent des témoins. Il fut libéré le 4 septembre. On remarqua sa surexcitation lors des journées révolutionnaires des 31 octobre 1870 et 22 janvier 1871. Il fut accusé de pillage à la préfecture de police, le 20 mars. Théodore Chalbert nia ce fait et prétendit n’avoir plus fait aucun service à partir de cette date. Il nia également avoir été chargé du contrôle des bagages à la gare du Nord.
Le 17e conseil de guerre le condamna, le 3 avril 1872, à la déportation dans une enceinte fortifiée. Antérieurement, il avait déjà encouru les condamnations suivantes : trois mois de prison pour coups le 21 juillet 1841, deux ans de prison et 200 f. d’amende pour menaces de mort par écrit le 20 avril 1849.
Il y a erreur, soit dans la date de naissance, soit dans celle des condamnations.
Théodore Chalbert mourut en déportation à l’hôpital de Numbo le 7 octobre 1873.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article54925, notice CHALBERT Théodore, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 27 janvier 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/747, n° 4145 et H colonies 75.

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