CHAMARIÉ François, Régis (ou CHAMARIER-VITTET)

Né à Morette (Isère) le 30 avril 1837 ; demeurant, 45, rue de la Chopinette (?) à Paris ; cordonnier ; communard.

Il était célibataire. Pendant la Commune de Paris, il fut lieutenant au 203e bataillon fédéré. Par contumace, le 5e conseil de guerre le condamna, le 3 octobre 1872, à la déportation dans une enceinte fortifiée et à la dégradation civique. Il avait déjà encouru une condamnation à trois ans de prison le 16 octobre 1859 pour vol de trois chemises au préjudice d’un militaire (conseil de guerre de Paris), mais il avait bénéficié de la remise du reste de sa peine le 22 février 1862 et obtenu finalement un certificat de bonne conduite à sa libération.
Était-il affilié à l’Internationale ? À cette question les auteurs du rapport ont répondu par un point d’interrogation.
Il vécut réfugié à Genève. Le 29 janvier 1880, alors qu’il bénéficiait d’un sauf-conduit de trois mois pour Tullins (Isère) où il travailla de son métier de cordonnier, il demanda une grâce qui n’avait pu lui être accordée jusqu’alors en raison de sa condamnation pour vol. Il obtint la remise de sa peine, mais le 13 mai 1882 seulement.
François, Régis Chamarié signait Chamarier-Vittet.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article54951, notice CHAMARIÉ François, Régis (ou CHAMARIER-VITTET), version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 27 janvier 2019.

SOURCE : Arch. Nat., BB 24/854 A, n° 1674.

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