CHAPITEL Auguste, Adolphe

Né le 10 juillet 1840 à Passavant-la-Rochère (Haute-Saône) ; cordonnier ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Marié, père de deux enfants, il habitait en 1870 le Pré-Saint-Gervais (Seine) ; il avait été condamné, le 24 mai 1861, à Tonnerre (Yonne), à trois mois de prison pour abus de confiance, puis, le 11 avril 1864, à Paris, à treize mois pour vol.
Un nommé Chapitel — le même ? — délégué des vingt arrondissements, fut un des signataires de l’Affiche rouge du 6 janvier 1871, proclamation au peuple de Paris pour dénoncer « la trahison » du gouvernement du 4 septembre et pour mettre en avant trois mots d’ordre : Réquisition générale, rationnement gratuit, attaque en masse. Elle se terminait par ces mots ; « Place au peuple ! Place à la Commune ! » — Voir Ansel.
Commissaire de police sous la Commune de Paris et attaché à la permanence de la préfecture de police, membre de la commission d’armement du XIIIe arr., Auguste Chapitel fut condamné, le 20 juillet 1874, par le 3e conseil de guerre, à la peine de mort pour « arrestations et tortures ». Il était en Angleterre et revint à Paris sous le nom de Mondinet. En décembre 1874, il était condamné contradictoirement à quinze ans de travaux forcés ; quand il fut amnistié, il réclama avec succès 150 f pour une malle perdue lorsqu’on l’avait transféré après le soulèvement des Canaques.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article55055, notice CHAPITEL Auguste, Adolphe, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 30 janvier 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/809 et H colonies 134. — Son dossier manque aux Arch. Min. Guerre, 3e conseil (n° 1785). — Arch. PPo., listes d’amnistiés.

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