CLÉDIÈRE François, Alphonse

Né le 27 novembre 1837 à Paris ; chiffonnier ; domicilié à Paris, 5 cité Blanche (XIVe arr.) ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

François Clédière était marié, père d’un enfant, mais il vivait en concubinage. Pendant le Siège de Paris, il s’engagea dans la 4e compagnie de marche du 146e bataillon de la Garde nationale, continuant de servir après le 18 mars 1871. Il prétendit n’avoir fait qu’un service intérieur et le 21 mai, il se serait réfugié avec sa famille chez son frère, mais il fut arrêté le 25 près de son domicile avec son arme et envoyé à la citadelle de Noirmoutier (Vendée).
Les renseignements le concernant n’étaient pas favorables (selon la police) : il montrait de la « sympathie pour la Commune », il était considéré comme un « ivrogne de mauvaise conduite ». Pour avoir servi la Commune de Paris, il fut condamné, le 28 mars 1872, par le 20e conseil de guerre, à la déportation simple ; il arriva à Nouméa le 5 novembre 1872 par la Garonne. Amnistié, il rentra par le Var.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article55618, notice CLÉDIÈRE François, Alphonse, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 8 juin 2022.

SOURCES : Arch. Min. Guerre, GR 8 J 431 (273). — Arch. Paris, D2R4 28. — ANOM, COL H 75. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Notes de Louis Bretonnière et P.-H. Zaidman.

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